Pour combler ses besoins, le Maroc lève 1 milliard d’euros 

Dans le sillage de l’épidémie de la Covid-19 et des dépenses engagées pour atténuer l’impact de la crise sanitaire sur l’économie, le Royaume a émis, jeudi, un emprunt obligataire sur le marché financier international de 1 milliard d’euros en deux tranches de 500 millions d’euros (M€) chacune.  Accompagné du même  quatuor de banques d’affaires ayant piloté la précédente sortie,  à savoir Barclays, BNP Paribas, JPMorgan Chase et Natixis, la levée de fonds a été un succès. Ce nouvel emprunt vient soulager les caisses de l’Etat meurtries par le manque de ressources.  

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Pour combler ses besoins, le Maroc lève 1 milliard d'euros 

Annoncée depuis un bon moment déjà sans en livrer les détails, le ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration a relevé que cette  émission, intervenue dans un contexte difficile marqué par des incertitudes liées à l’évolution de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) et à son impact sur la qualité du crédit des émetteurs, a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux avec un carnet d’ordres dépassant les 2,5 Md€ émanant de 197 investisseurs.  

Un succès qui confirme la confiance dont jouit le Maroc auprès des investisseurs obligataires internationaux et des agences de notation. Cette émission, dont la 1ère tranche est d’une maturité de 5 ans et demi est assortie d’un prix de 99,374% et d’un taux de rendement de 1,495%, soit un coupon de 1,375%, alors que la seconde tranche d’une maturité de 10 ans est assortie d’un prix de 98,434% et d’un taux de rendement de 2,176%, soit un coupon de 2%, fait suite à un « NetRoadshow » mené par Mohamed Benchaâboun, et les équipes de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE) auprès de la communauté des investisseurs internationaux. Un  « NetRoadshow » ou ont été mises en exergue la stabilité politique dont jouit le Royaume et la résilience de son cadre macroéconomique confirmées par le niveau « Investment Grade » octroyé par les agences de notation S&P Global Ratings et Fitch Ratings, ainsi que la portée des réformes engagées par le pays et sensées le mettre sur le sentier du développement pérenne et de construction d’un Etat de Droit, démocratique, moderne et ouvert sur le monde.  

Ce Roadshow virtuel  a été également l’occasion de faire part aux investisseurs des mesures économiques et sociales prises par le pays pour limiter l’impact des effets de la crise sanitaire et impulser la relance de l’économie marocaine.  

Avec ce milliard d’euros, le Maroc vise à limiter son déficit budgétaire, dont le seuil a été établi  à -7% dans le projet de loi des finances rectificative (PLFR) tel qu’il a été validé le 20 juillet par le parlement,  alors même qu’un -7,9% à fin 2020 est d’ores-et-déjà anticipé par la banque centrale. Un  niveau d’endettement,  déjà pointé du doigt  avant la pandémie, qui promet déjà de rivaliser avec celui relevé lors de la dernière crise financière de 2008… 

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