Pour Damas, «César» n’est que le prolongement de la politique anti-syrienne de Washington

L’entrée en lice du nouveau train des sanctions US contre la Syrie ne désarçonne pas l’establishment syrien. Walid al-Mouallem, chef de la diplomatie syrienne a affirmé, à Damas, que son pays qui a déjà éprouvé les sanctions décidées à son encontre s’en sortira une fois de plus grandi. Avec l’appui de ses alliés et amis.

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Pour Damas, «César» n’est que le prolongement de la politique anti-syrienne de Washington

Estimant que la Loi César affectera les conditions de vie du peuple syrien, le ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, Walid al-Mouallem, a taxé les responsables américains de menteurs, a rapporté l’agence syrienne Sana. «J’ai suivi ce que Mike Pompeo et James Jeffrey avaient dit sur cette loi et sur le fait qu’elle sert les intérêts du peuple syrien. Ce sont des menteurs parce celui qui prétend être soucieux du peuple syrien ne conspire pas contre ses conditions de vie» a souligné le chef de la diplomatie syrienne lors de la conférence de presse tenue ce mardi, à Damas. 

W. al-Mouallem qui évalue à leur juste valeur les répercussions négatives de ladite loi n’en est pas moins optimiste quant à l’issue de la bataille. «Je ne veux pas atténuer les effets de cette loi et la campagne féroce qui l’a accompagnée, mais je veux dire que nous sommes habitués en Syrie à faire face aux sanctions unilatérales qui nous sont imposées depuis 1978, sous plusieurs appellations, jusqu’à la soi-disant, Loi César’», a-t-il ajouté.

Le 17 juin dernier est entrée en vigueur cette loi votée par le congrès américain fin 2019, et qui sanctionne certaines personnalités syriennes, dont le président Bachar al-Assad ainsi que son épouse Asma, et d’autres. Elle sanctionne aussi tout individu, entreprise ou Etat qui fournit de l’aide à Damas, dans les domaines militaires, de l’énergie et financier, ce qui devrait empêcher la reconstruction de ce pays.

« La présence des forces américaines autour des champs de pétrole verse-t-elle dans l’intérêt du peuple syrien? Etait-ce dans l’intérêt du peuple syrien lorsque leurs avions ont mis le feu dans les moissons du blé dans la région d’al-Jazira ? Leurs menaces  proférées contre les pays amis qui souhaitent contribuer à la reconstruction de la Syrie versent-elles aussi dans l’intérêt du peuple syrien ou même dans la question du retour des Syriens déplacés à leur patrie? Sans oublier leur soutien permanent apporté aux groupes terroristes et qui se manifeste le plus clairement quand leurs avions transportent les chefs du réseau terroriste “Daech” vers des zones sûres en Irak et quand ils soutiennent également la Turquie dans son agression contre la souveraineté nationale syrienne et appuient le réseau terroriste du Front al-Nosra », branche d’al-Qaïda en Syrie agissant désormais sous la bannière de Hayat Tahrir al-Cham… Autant de griefs relevés par le chef de la diplomatie syrienne à l’encontre de l’administration US. Celle-là même qui cherche à réduire à néant les acquis réalisés par Damas et ses alliés sur le terrain et à servir les intérêts de l’entité sioniste qui cherche à faire le vide autour de son projet expansionniste.  

W. al-Mouallem a assuré que son pays est disposé a travailler de concert avec le Liban pour neutraliser les effets néfastes de cette loi sur les deux pays, mais à condition que le gouvernement libanais en fasse la demande. Saluant au passage la position exprimée par le chef du gouvernement jordanien sur le maintien de la coopération syro-jordanienne et rappelant les liens de sang qui lient la Syrie et l’Irak dans leur combat commun contre le terrorisme.  

En ce qui concerne le processus politique, Mouallem a affirmé que la Syrie s’y engage et rejette toute ingérence étrangère américaine ou non américaine dans les travaux de la commission constitutionnelle, qui doit être dirigé par la Syrie et loin de toute ingérence.

A propos de la situation en Libye, W. al-Mouallem a souligné le soutien de la Syrie à l’armée nationale et aux institutions libyennes, et son attachement à son unité, sa sécurité et à la souveraineté de ses territoires. Après avoir affirmé que la Syrie se tient également aux côtés de l’Égypte et soutient sa sécurité nationale, le responsable syrien a conclu en soulignant que son pays continue de soutenir le peuple palestinien et refuse les plans de l’occupant israélien visant à annexer des terres de Cisjordanie.
« ‘Israël’ devrait se retirer de toutes les territoires arabes occupés», a-t-il conclu.

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