Présidentielle en Mauritanie: De quoi sera fait le verdict de samedi ?

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Présidentielle en Mauritanie: De quoi sera fait le verdict de samedi ?

Les Mauritaniens retiennent leur souffle. La campagne électorale qui tire à sa fin n’aura pas permis de dégager assez fortement le profil de l’homme appelé à succéder à Mohamed Ould Abdel Aziz à la tête de l’Etat.
Ira-t-on vers le 2ème tour où verra-t-on le candidat du pouvoir arracher la victoire ?

De quoi sera fait le verdict des urnes de samedi ? Une question à un milliard d’Ouguiya…
Si des observateurs créditent le candidat du pouvoir d’une victoire absolue dès le premier tour, d’autres considèrent que le poids des opposants est à même de favoriser le deuxième tour au regard de l’éparpillement des voix.

Quoi qu’il en soit, les dès sont d’ores et déjà jetés. Et la première campagne présidentielle réellement ouverte pour la présidentielle en s’achève ce jeudi à minuit.
Les six candidats en lice et leurs soutiens, ont parcouru les treize provinces de ce pays de 1 million de km2.

Tous les candidats de l’opposition ont tiré à boulets rouges sur la composition de la Ceni, la commission électorale nationale indépendante, acquise à la cause du candidat Ghazouani. Quand bien même son président aurait assuré que la transparence serait totale.
Mais il faut dire que l’absence d’observateurs internationaux inquiète.

On signalera que les derniers meetings ont permis à Ahmed Ould Daddah d’apporter son soutien du candidat de l’Alliance, M. Ould Mouloud, pour le changement.
Comme ils ont été mis à profit par le chef de l’État sortant Mohamed Ould Abdel Aziz, en déplacement à Rosso, de soutenir son dauphin, le général M.O Ghazouani.

On crédite ce dernier, désormais consacré « candidat du pouvoir », d’une victoire courte au regard du dynamisme dont ont fait preuve les autres candidats.
A l’image de Biram dah Abeïd, candidat anti esclavagiste dont la campagne offensive a suscité l’intérêt de la jeunesse.
Le plus discret des candidats n’est autre que Sidi ould Boubacar, ex-Premier ministre, qui bénéficie du soutien des réseaux du parti islamistes Tawassoul.
Réussira-t-il à créer la surprise ? Difficile à dire au regard du poids économico-diplomatique que représentent les pétromonarchies du Golfe, Arabie Saoudite et EAU, sur le sol mauritanien…

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