Présidentielle US : Le suspens jusqu’au bout…

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La récente réouverture par le FBI de l’enquête sur le serveur privé utilisé par Hillary Clinton lors de son passage au département d’Etat entre 2009 et 2013 aurait largement influé sur les sondages. H. Clinton jouit aujourd’hui d’une petite avance sur son rival Donald Trump. Quatre sondages sur huit donnent Clinton gagnante si l’élection avait lieu aujourd’hui, deux prévoient une égalité et deux autres pronostiquent une victoire de D. Trump. Selon la moyenne élaborée par le New York Times, la candidate démocrate conserve trois points d’avance sur son adversaire républicain.
Mais l’attention se focalise plus sur les Etats-clefs dans lesquels l’élection va vraiment se jouer. A l’image des sondages nationaux, les études d’opinion réalisées dans les swing states montrent un resserrement des courbes, un phénomène récurrent d’une présidentielle à l’autre. D. Trump a inversé la tendance en Floride et accentué son avance dans l’Ohio, deux Etats-clefs pourvoyeurs de nombreux grands électeurs.
Cependant, H. Clinton a tellement creusé l’écart auparavant dans d’autres Etats qu’elle peut se permettre de ne pas remporter la Floride et l’Ohio pour être élue. D’après les pronostics de l’université de Virginie, l’ex-Première Dame gagnerait 293 grands électeurs contre 214 pour le candidat milliardaire. Pour rappel, il faut rafler 270 grands électeurs pour devenir locataire de la Maison Blanche.
Selon les premières analyses rapportées par les médias américains sur les 32 millions d’électeurs de l’Outre-Atlantique, les démocrates devancent les républicains. Il est important de préciser que ces analyses ne reposent pas directement sur le vote, mais sur l’affiliation à un parti ou l’appartenance à une minorité ethnique (et d’autres facteurs) des électeurs qui ont déjà voté.
L’avance de Clinton, non-chiffrée à l’échelle nationale, n’est pas aussi considérable que son équipe de campagne l’aurait voulue. L’ancienne secrétaire d’Etat est moins performante que Barack Obama au même stade en 2012. Ceci s’explique notamment par une baisse de la participation des électeurs afro-américains, particulièrement dans des Etats pouvant faire la différence comme la Floride ou la Caroline du Nord.
Point positif pour Clinton : les Hispaniques, certainement échaudés par les multiples attaques de Trump à leur égard, se mobilisent bien plus qu’il y a quatre ans. Un phénomène qui, s’il se confirme, pourrait aider les démocrates à remporter les Etats de l’Ouest comme le Nevada, le Colorado et même l’Arizona, un bastion républicain dans lequel Clinton devancerait actuellement Trump de 5 points.
Mais c’est l’abstention qui préoccupe les gestionnaires de la campagne de Hillary Clinton, dont l’électorat est structurellement plus abstentionniste que celui des républicains. C’est notamment pour cette raison que Barack Obama a décidé de battre le pavé sans relâche en martelant à l’envi aux électeurs d’aller voter.

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