Prestations médicales: Un écosystème plus favorable aux usagers ?

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Prestations médicales: Un écosystème plus favorable aux usagers ?

Dans le cadre de son nouveau plan stratégique (2020-2024), c’est sous l’œil attentif du ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, que l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) a procédé lundi à la signature de plusieurs conventions avec les acteurs de la couverture médicale au Maroc. De leur applicabilité sur le terrain dépend la fin du casse-tête auquel sont confrontés les citoyens.

Le secteur de la santé a fait une mise à jour des relations entre les structures de soins privées, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM). À travers la signature de cinq conventions, l’écosystème de la santé se renouvelle pour mieux servir les intérêts des citoyens.

Une tâche à laquelle le ministère de la Santé s’est attelé dans le but de mettre fin à plusieurs années de blocage.
En effet, depuis 2006, les parties prenantes du secteur de la santé n’avaient plus signé de conventions nationales fixant la tarification nationale de référence (TNR), alors qu’elle devait être révisée tous les 3 ans.
Un blocage qui a engendré un décalage entre les prix exigés par les cliniques ou les cabinets privés et ceux du marché définis par la TNR.

La première convention signée entre la CNSS et les établissements de soins privés (ANCP et Ordre des médecins au Maroc) vient régir les relations entre l’organisme gestionnaire et les cliniques dûment autorisées à exercer la médecine dans le secteur privé.

La deuxième porte, elle, sur la CNSS et les médecins spécialistes du secteur privé, représentés par le Collège syndical des médecins spécialistes privés, le syndicat national des médecins du secteur libéral et l’Ordre des médecins du Maroc.
Elle gère dans le cadre de l’AMO, les relations entre l’organisme gestionnaire et les médecins spécialistes du secteur privé.

La troisième convention signée par la CNSS, le Conseil national de l’ordre des médecins, le Conseil national de la médecine générale et le syndicat national des médecins du secteur libéral, concerne les relations entre l’organisme gestionnaire et les médecins généralistes, et fixe la tarification nationale de référence applicable à l’ensemble des prestations que le médecin généraliste effectue ou prescrit.

Outre celle signée entre l’ANAM et les CHU, la 5ème convention a trait, elle, à l’élaboration des protocoles thérapeutiques et des référentiels nationaux des bonnes pratiques en cancérologie.
Elle engage le ministre de la Santé, le président du conseil d’administration de l’Institut de recherche pour le cancer, le Conseil national de l’ordre des médecins et l’Association marocaine des sciences médicales.

Rappelons que ces annonces ont été révélées en marge d’une rencontre organisée ce lundi entre les acteurs de la couverture médicale de base au Maroc, consacrée à la présentation et l’enrichissement du plan stratégique de l’ANAM (2020-2024).
Cette dernière a affirmé que son plan a pour objectif de moderniser et d’étendre la couverture médicale de base, afin d’atteindre une couverture santé universelle à horizon 2030.

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