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Processus d’Astana essoufflé : Pression militaire turque maintenue en Syrie

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Le pilonnage turc intervient dans le sillage des opérations menées mardi 22 novembre en Syrie, lorsqu’un drone turc a bombardé une base conjointe des forces kurdes et de la coalition internationale antijihadiste menée par les États-Unis, faisant deux morts parmi les combattants kurdes, rapportent les forces kurdes et une ONG. Ce 22 novembre, « une base commune de planification et de lancement d’opérations conjointes contre le groupe jihadiste État islamique (EI) a été visée par un drone turc » dans un secteur au nord de la ville de Hassaké dans le nord-est syrien, a déclaré à l’AFP  Farhad Shami, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les Kurdes. La coalition internationale, principal soutien des FDS et qui déploie des soldats dans les zones contrôlées par les forces kurdes dans le nord et le nord-est de la Syrie, n’a, pour l’heure, pas commenté cette attaque.

La Turquie qualifie de « terroriste » la principale composante des FDS, les YPG (Unités de protection du peuple) qu’elle considère comme une extension des rebelles kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Selon F. Shami, deux combattants des FDS ont péri dans la frappe et trois ont été blessés. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a confirmé que la base conjointe avait été touchée, de même que la mort de deux combattants. Il n’était pas en mesure de dire si des soldats de la coalition étaient présents dans la base au moment de la frappe.

Des centaines de soldats de la coalition internationale, notamment américains, sont déployés dans les zones sous contrôle kurde en Syrie, pays morcelé en raison de la guerre déclenchée en 2011. La frappe de drone est intervenue trois jours après que l’aviation turque a lancé l’opération « Griffe épée » avec une série de raids aériens samedi soir et dimanche avant l’aube qui ont visé des positions du PKK et des YPG dans le nord de la Syrie et de l’Irak voisin.

La Russie a dit, mardi, espérer que la Turquie ferait preuve de « retenue » et se garderait de « tout usage excessif de la force » en Syrie, où Ankara mène des frappes aériennes et menace de lancer une offensive terrestre contre les combattants kurdes. « Nous espérons convaincre nos collègues turcs de se retenir de recourir à un usage excessif de la force sur le territoire syrien » pour « éviter l’escalade des tensions », a déclaré à la presse Alexandre Lavrentiev, envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine sur la Syrie, rapporte l’AFP.

L’aviation turque a lancé dimanche l’opération « Griffe Épée », une série de raids qui ont visé des positions du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et des YPG (Unités de protection du peuple) dans le nord de l’Irak et de la Syrie.

« La Russie a pendant des mois (…) fait tout son possible pour empêcher toute opération terrestre à grande échelle », a déclaré A. Lavrentiev à Astana, la capitale du Kazakhstan qui abrite une réunion tripartite entre la Russie, la Turquie et l’Iran sur la Syrie. Le diplomate russe a appelé à la « poursuite du travail avec toutes les parties prenantes pour trouver une solution pacifique, y compris sur la question kurde ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace depuis mai de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie, et l’attentat survenu le 13 novembre à Istanbul, aussitôt attribué par Ankara au PKK et au YPG a précipité les événements. « Nous ferons payer ceux qui nous dérangent sur notre territoire », a déclaré lundi R. T. Erdogan, faisant état de « consultations » en cours pour décider de « la puissance qui doit être engagée par nos forces terrestres ».

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