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Projection turque en Afrique : R.T. Erdogan, un « Sultan » tentaculaire

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Animant une conférence de presse à l’occasion de sa tournée en Afrique qui le mènera, du 17 au 20 octobre, en Angola, au Togo et au Nigeria, Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la Turquie continue de se rapprocher de l’Afrique sur tous les axes. « Dans le cadre de mon mandat de Premier ministre et de Président [depuis 2002, ndlr], j’ai effectué 38 visites dans 28 pays africains. Nous continuons de nous rapprocher de l’Afrique dans tous les domaines »,a-t-il indiqué.
Grâce à son réseau diplomatique en expansion sur le continent, la Turquie a réussi à porter ses échanges commerciaux avec les pays africains à quelque 25 milliards de dollars, soit plus de 21 milliards d’euros, en 2020, selon lui.
« La Turquie est un partenaire stratégique des pays africains et n’a jamais considéré la coopération avec eux comme étant à court terme et tournée uniquement vers l’avantage », a poursuivi R.T. Erdogan.
Dans ce contexte, il a mis en relief « l’importance particulière » de ses visites en Angola et au Togo, « étant donné qu’il s’agit de premières visites officielles de la partie turque au niveau présidentiel » dans ces pays.
La Turquie « ne fait pas partie des pays qui cherchent à maintenir le vieil ordre colonial par de nouvelles méthodes », a encore noté celui que nombre de ses concitoyens appellent Sultan turc. Il a rappelé que, sitôt sa tournée terminée, Istanbul accueillera un forum économique et d’affaires Turquie-Afrique, du 21 au 23 octobre, suivid’un sommet du partenariat Turquie-Afrique le 18 décembre.
La dernière visite d’un dirigeant africain en Turquie remonte au 30 septembre dernier, celle du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui s’était félicité du partenariat et de la coopération entre la Turquie et l’Afrique.
Bien que ses succès dans le développement des échanges avec le continent africain soient importants, Ankara n’a pas l’intention d’en rester là: R.T. Erdogan a fixé l’objectif de doubler le volume des échanges pour atteindre ces prochaines années 50 milliards de dollars, soit environ 43 milliards d’euros.
D’après le baromètre Africa leads du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), la Turquie développe progressivement une image positive en Afrique. Et ses efforts portent leurs fruits. Si, par exemple, la France s’est classée sixième en 2020 parmi les pays qui ont la meilleure image auprès des leaders d’opinion africains, avec 20%, et que cette année elle a reculé dans le classement à la septième place avec 17%, la popularité de la Turquie est montée en flèche en une année pour passer de 8% en 2020 à 15% en 2021 sur la liste Perception des pays étrangers.
La Turquie a élaboré une politique d’ouverture face aux pays africains dès 1998. Dans le cadre de celle-ci, Ankara a déclaré être « déterminé à accroître et développer ses relations politiques, économiques, commerciales et culturelles avec les pays africains »,relève une étude sur le bilan des relations turco-africaines en 2020 publiée par le Centre africain d’études internationales, diplomatiques, économiques et stratégiques (CEIDES).
Mais ce n’est que quatre ans plus tard que cette stratégie a commencé à se matérialiser. À partir de 2002, le nombre d’ambassades turques en Afrique a presque quadruplé pour passer de 12 à 42. De 2002 à 2020, les échanges de la Turquie avec le continent ont augmenté de 3,7 milliards d’euros à presque 19 milliards, selon le Service turc des statistiques. R.T. Erdogan s’est rendu dans 27 pays africains, dont certains ont été visités à plusieurs reprises, comme le Sénégal, la Somalie, l’Algérie et l’Afrique du Sud.
Aujourd’hui, la Turquie exporte en Afrique une large gamme d’articles, allant de produits des industries métallurgique, chimique et alimentaire aux matériaux de construction, en passant par le textile et le tabac. Elle importe des produits agricoles, des matières premières et du cuir.
En outre, la Turquie fait d’importants investissements sur le continent. Ainsi, le pays est le deuxième investisseur, derrière la Chine, dans l’économie éthiopienne, avec un montant de 2,1 milliards d’euros, selon Hurriyet Daily News.

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