Propositions de l’ASMEX: Garantir la compétitivité fiscale

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Indépendamment du patronat bien qu’elle en fasse partie,  l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) a émis ses doléances quant au PLF 2016 avec au menu une pléiade d’amendements que l’association estime  nécessaires pour le développement de plusieurs secteurs exportateurs à commencer pour celui des produits de la pêche, le secteur avicole, celui des mines, du textile ainsi que du conseil en ingénierie. Pour l’industrie de la valorisation des produits de la mer, les exportateurs proposent un alignement de la TVA imposée sur les produits à valeur ajoutée de la pêche et celle sur la conserve de sardines. L’ASMEX  suggère aussi pour le même secteur  la baisse des droits de douane sur les emballages et intrants destinés aux industries de valorisation des produits de la pêche. La production nationale étant  insuffisante ou ne répondant pas, en matière de qualité, aux besoins des industriels, ce qui force ces derniers à en importer. Le coût des intrants, comme les boîtes métalliques, représente parfois le tiers de la valeur du produit fini, ce qui pénalise la compétitivité à l’export selon l’association. Du côté de l’industrie minière, l’ASMEX prône plus d’équité fiscale à travers une exonération d’impôt pendant les cinq premières années d’exercice pour les entreprises minières exportatrices, comme c’est déjà le cas pour le reste des secteurs. L’association demande aussi une exonération de la TVA pendant la phase de recherche, ainsi qu’une instauration d’un système de «crédit d’impôt de recherche» afin d’encourager les entreprises à consacrer une partie de leurs gains à l’effort de recherche pour la reconstitution de gisements et pour leur valorisation. En ce qui concerne le secteur du textile et de l’habillement, la lutte contre l’informel constitue l’épine dorsale de la recommandation de l’ASMEX.  Ces mesures comprennent, entre autres, la réduction de la TVA de 20 à 10% ainsi que l’extension des avantages dont dispose l’exportateur final aux prestataires ayant participé à l’élaboration du produit. Enfin pour le conseil en ingénierie, les exportateurs souhaitent une élimination de toute imposition sur les salaires, y compris les primes, pour le personnel marocain expatrié. Ceci permettra, selon l’ASMEX, une meilleure présence des bureaux marocains à l’étranger, promouvant ainsi, l’exportation de l’ingénierie marocaine vers des marchés prometteurs, notamment en Afrique.

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