Raid US en Syrie ? 

Israël et USA se relayent pour maintenir la pression sur la Syrie qui tente cahin-caha de recouvrer sa souveraineté sur tout son territoire. Le raid aérien sur Abu Kamal, région visitée par le nouveau patron de la force iranienne Al-Qods, aurait été effectué par des chasseurs US et non plus israéliens. 

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Raid US en Syrie ? 

Une fois de plus, un raid aérien a été effectué dans la nuit de samedi sur une base syrienne qui accueille des miliciens pro-iraniens dans un village à l’extérieur d’Abu Kamal, près de la frontière irakienne. Six combattants des Kataib Hezbollah ont trouvé la mort dans cette base où vient de séjourner le successeur de Qassem Soleimani, patron des forces d’Al-Qods qui a été assassiné par des drones US en janvier dernier près de l’aéroport de Bagdad alors qu’il était accompagné d’Abu Mahdi Al-Mohandis venu l’accueillir. Les sources officielles syriennes n’ont pas accusé Israël cette fois. Cependant, des sources de l’opposition syrienne à Londres ont initialement attribué la frappe aérienne à des «avions de la coalition américaine». 

Mardi dernier, les médias syriens ont attribué à Israël trois frappes aériennes distinctes sur des sites militaires à travers le pays, tuant au moins 9 personnes, dont quatre Syriens. L’une de ces attaques a visé une usine  chargée de fixer des kits de précision aux roquettes. 

Parallèlement à cette escalade US qui coïncide aussi avec la loi César destinée à affamer le peuple syrien, il y a lieu de noter que les FDS, appuyées en cela par l’armée US déployée à l’est de la Syrie, ont investi les édifices gouvernementaux de Hassaké. L’objectif étant d’assécher les livraisons de blé aux provinces syriennes limitrophes, ce qui représente un coup dur pour la population déjà éprouvée par plus d’une décade de guerre. Dans cette même ville, le corps expéditionnaire US y a installé un point d’appui fortifié après que des hélicoptères de l’armée américaine aient mis le feu, via des bombes incendiaires, aux récoltes céréalières dans la région. 

Pour nombre d’observateurs, la minorité kurde qui s’est arrogé le droit de s’offrir une autonomie à l’Est de l’Euphrate, avec l’appui franc des Américains et le soutien tacite des Israéliens, s’éloigne ainsi définitivement de la plate-forme de réconciliation qui lui a été soumises par Damas, via une médiation russe. Dès lors, une fois le dossier d’Idlib clos, c’est vers cette vaste zone syrienne, riche aussi en hydrocarbures, que l’armée syrienne sera déployée pour réintégrer la zone rebelle où des incidents se multiplient ces dernières semaines entre FDS et habitants locaux.

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