Réchauffement climatique : le Sénégal a mal à ses cotes

Le réchauffement climatique affecte la ville sénégalaise de Saint-Louis. Plusieurs maisons du quartier Guet N’Dar, situé face à l’océan Atlantique, se sont effondrées, emportées par les eaux. Une montée des eaux qui s’avère inexorable. Et qui n’épargnerait pas d’autres régions. Pour Abdou Sanegnanthio, géographe environnementaliste et fonctionnaire en détachement au ministère de l’Environnement et du Développement durable, « les gouvernements successifs du Sénégal ont manqué de vision prospective. Ils n’ont pas le sens de l’anticipation, de la planification et de la prévision. » Certes, la prévention coûte moins cher que la réponse à la catastrophe. « Tout le monde le dit et l’admet ; pourtant on ne l’applique guère », assure cet expert qui craint le pire à cause de ce qu’il juge comme « grave problème de gouvernance ». Abdou Sanegnanthio indique que le phénomène de montée des eaux est d’autant plus alarmant qu’il ne concerne pas uniquement Saint-Louis. Pour cet expert, « toute la côte est affectée : dans la région de Dakar, la ville de Bargny a été touchée pour la deuxième année. Celle de Rufisque en est aussi victime. La station touristique balnéaire de Saly Portudal est sous la menace de disparition, tout comme l’île Palmarin. En plus de la mer, dans le département de Podor [région de Saint Louis] il y a aussi les crues du fleuve qui inondent les domaines agricoles anéantissant du coup tous les objectifs d’atteinte à la sécurité alimentaire. »

 

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