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Réforme de l’enseignement : Des enseignants « nouvelle génération » en formation

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Présidant la cérémonie de signature d’un accord-cadre portant sur la mise en œuvre d’un programme de formation des enseignants du primaire et du secondaire à l’horizon 2025 entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports et le ministère de l’Économie et des Finances, Aziz Akhannouch a fait savoir qu’à partir de l’année prochaine, une nouvelle génération d’enseignants sera formée.

Il a précisé que ce programme ambitionne, à l’horizon 2026, d’atteindre 80% d’enseignants lauréats de ce système dans les classes. Pour ce faire, un accord tripartite a été signé par Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, et Fouzi Lekjaa ministre délégué chargé du budget.

Étalé sur cinq ans, le programme auquel le gouvernement a alloué plus de 4 milliards DH, vise à répondre aux besoins actuels et futurs en professeurs de différentes spécialités dans les cycles de l’enseignement primaire et secondaire et à faire des cursus de la licence en éducation une voie principale d’accès aux métiers de l’enseignement, à travers l’augmentation de leur capacité d’accueil et l’amélioration de leur attractivité et de leur qualité de formation.

Concernant la mise en œuvre de ce programme, le Chef du gouvernement a indiqué, dans une déclaration à la presse, qu’à partir de l’année prochaine, une nouvelle génération d’enseignants seront formés pour une durée de trois ans en vue d’obtenir une licence, outre une année de formation professionnelle dans les lieux d’affectation, et une autre supplémentaire comprenant une formation rémunérée au sein des établissements d’enseignement. Il a souligné que la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement porte sur l’enseignant, l’élève et l’école, relevant qu’il s’agit aujourd’hui de la mise en œuvre d’un des principaux fondements de cette stratégie; à savoir l’enseignant à travers un système pédagogique lié à la formation.

C. Benmoussa a affirmé à cette occasion que cet accord porte essentiellement sur la formation des enseignants, en raison de la relation intrinsèque entre la qualité de l’école et la formation des enseignants, expliquant que cet accord comprend quatre axes portant sur l’architecture de la formation dans trois espaces, en l’occurrence l’université à travers la licence en éducation, les centres régionaux des métiers d’éducation et de formation et les stages de classes au sein de l’école.

Le deuxième axe porte sur les moyens d’améliorer la qualité de la formation, à travers l’encadrement dans les écoles normales supérieures, la révision des programmes et de l’aspect pédagogique au sein des écoles, a-t-il dit, notant que le troisième concerne l’amélioration de l’attractivité des filières au profit des étudiants disposant des compétences d’accès à ces filières, à travers des incitations dont des indemnités pour suivre des formations au sein des établissements d’enseignement. Le quatrième axe vise à faire de ces filières le principal point d’accès à la profession d’enseignant, ce qui implique le passage de près de 9000 étudiants actuellement à quelque 50000 au cours des cinq prochaines années, ainsi que le suivi et l’évaluation pour assurer la qualité de la formation.

A. Miraoui a, quant à lui, indiqué qu’il s’agit pour la première fois d’attirer des compétences parmi les bacheliers pour leur permettre d’obtenir une licence en éducation et formation, le but étant de préparer des enseignants qui répondent aux standards internationaux. Selon lui, le programme objet de l’accord-cadre intervient sur Hautes Orientations royales et en application de la loi-cadre 51.17 relative au système d’éducation, de formation et de la recherche scientifique, ainsi qu’en harmonie avec la vision stratégique du Conseil supérieur d’éducation, de formation et de la recherche scientifique, le programme gouvernemental et le Nouveau modèle de développement.

Mettant l’accent sur l’importance du capital humain, il a soutenu que les programmes de formation des étudiants a été examiné en coordination avec le département de l’Éducation nationale pour former des enseignants compétents répondant aux exigences dans le domaine.

Lors de la cérémonie de signature, F. Lekjaa avait souligné que la réforme de l’enseignement est une priorité du programme gouvernemental, notant que le volet relatif à l’élément humain et à la formation des enseignants est fondamental dans cette réforme. Selon lui, la formation des enseignants est l’un des principaux axes de développement du système d’éducation et de formation. Et de conclure que la réforme du secteur de l’éducation et de la formation permettra au Maroc de réaliser des points de croissance dans plusieurs domaines.

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