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Les réfugiés syriens tirés comme des lapins par les Turcs

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Sur la foi de témoignages recueillis auprès de réfugiés syrien, Human Right Watchs dénonce l’armée turque qui aurait tiré à balles réelles et tué cinq réfugiés qui tentaient de franchir la frontière turque.
Entre les organisations de défense des droits de l’homme et les autorités turques, le torchon brûle. En avril dernier déjà, l’ONG Amnesty International avait révélé que la Turquie avait renvoyé des réfugiés syriens dans leur pays, ce qu’avait démenti Ankara. Et voilà que l’ONG Human Right Watchs remet une couche en dévoilant récemment une enquête qui accuse les gardes-frontières turcs d’avoir tiré à balles réelles et tué cinq Syriens qui tentaient de franchir la frontière turque et en blessant gravement 14 autres. C’est ce qui forcé le président turc à sortir de son silence pour répliquer que son pays n’avait « pas fermé [sa] porte à ceux qui venaient » et n’avait « pas envoyé [ses] forces de sécurité contre eux ». Parmi les cinq victimes figurent, selon HRW, « un homme, une femme et un garçon de 15 ans » et deux passeurs, dont l’un a été « frappé à mort ». Huit demandeurs d’asile dont trois enfants de 3,5 et 9 ans auraient en outre été blessés par balles. Ces informations sont issues d’une série de témoignages recueillis par l’organisation. HRW diffuse également une vidéo dans laquelle on aperçoit les corps d’un homme et d’une femme qui feraient partie de ces victimes. « Nous ne pouvons authentifier cette vidéo », a répliqué un responsable turc.
L’ONG affirme de son côté que des « dizaines – voire des centaines – d’autres personnes » ont été refoulées en Syrie, après avoir été « détenues parfois une journée entière » par les gardes-frontières. HRW affirme avoir adressé le 4 mai dernier « un courrier au ministre de l’Intérieur turc pour lui faire part de ces conclusions et inciter la Turquie à enquêter » et « ordonner à ses gardes de ne pas tirer sur les demandeurs d’asile et à rouvrir sa frontière aux Syriens en quête de sécurité ».
La pression de ces ONG ne manquera pas de compliquer davantage les négociations entre l’UE et Ankara sur la gestion problématique de la question des réfugiés syriens.
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