Comment relancer le crédit bancaire ?

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« La contraction du crédit bancaire aux entreprises nécessite des mesures de relance à même de soutenir le financement de l’économie et partant de préserver les capacités bénéficiaires des institutions financières ». C’est ce que dégage l’analyse de la situation du système financier par le Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS).
Réuni en début de semaine sous la présidence du Wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, le CCSRS chargé de la surveillance macroprudentielle du secteur financier a constaté un rallongement des délais de paiement des créances inter-entreprises. Sur la base d’une étude portant sur un échantillon de près de 1.700 entreprises non-financières privées et publiques, le CCSRS a établi que ces delais « se sont de nouveau allongés, en particulier pour les entreprises privées atteignant des niveaux alarmants pour les TPME et certains secteurs d’activité ». Cette situation qui pèse lourdement sur la trésorerie des entreprises nécessite « d’accélérer la réforme sur les délais de paiement et sa mise en œuvre effective ». Autant dire que la problématique des délais de paiement qui plombe la situation des PME risque d’avoir des conséquences sur l’ensemble du secteur financier y compris les banques. Celles-ci continuent pour le moment « d’être rentables, bien capitalisées et résilientes aux stress tests simulant des chocs macroéconomiques ». Et ce, notamment grâce à la surliquidité actuelle sur le marché. Ceci dit, quoique « leurs résultats ont enregistré globalement des baisses, dans un contexte de resserrement des marges d’intermédiation et de coût élevé » ajoute le CCSRS, « leur position de liquidité s’est parallèlement améliorée », tout en soutenant que leurs risques de crédit ont été, en partie, atténuées par leurs bonnes performances à l’international. Dans une phase où la croissance des crédits bancaires est, en grande partie, portée par ceux liés à l’habitat assortis de taux bas, le Wali de BAM a appelé les banques à plus de vigilance quant à l’exposition des banques au risque de taux d’intérêt.
L’analyse de la situation du système financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, a permis au CCSRSN de constater qu’ils « se sont atténués à la faveur de la réduction des risques émanant des conditions extérieures et de la consolidation budgétaire ». Néanmoins, il a relevé que « la morosité de l’activité non-agricole pourrait, si elle devait persister davantage, impacter négativement le système financier », indique un communiqué de BAM rendu public mardi.

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