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Reprise de l’économie marocaine : La Banque mondiale l’anticipe “progressive” et irrégulière

La reprise économique pourrait être “progressive” et “irrégulière” à court terme, a estimé la Banque mondiale (BM) dans son dernier rapport de suivi de la situation économique du Maroc.

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Dans son scénario de base, la Banque Mondiale prévoit que la croissance du PIB réel rebondira à 4,6% en 2021, soutenue par la bonne performance du secteur agricole et par une reprise partielle des secteurs secondaire et tertiaire.La Banque estime dans son rapport que la production agricole dépasse les tendances historiques, la campagne vaccinale progresse comme prévu, la politique monétaire reste accommodante et le processus d’assainissement budgétaire progressif, avec une réduction modérée du déficit dès 2021.
En 2022, l’économie marocaine devrait se situer à 3,4% de croissance, prévoit l’institution basée à Washington. Ainsi, et après deux années consécutives de sécheresse, les données préliminaires suggèrent que la saison agricole 2020/21 “sera forte”, souligne la même source, notant que les précipitations abondantes de ces derniers mois ont conduit à une révision substantielle des prévisions de production des principales cultures. La reprise des secteurs de l’industrie manufacturière et des services devrait être progressive avec une croissance de la valeur ajoutée de 3,4% et 3,1% respectivement, initialement limitée par le ralentissement des partenaires commerciaux du Maroc en début d’année et par un retour prolongé du tourisme international.
Par ailleurs, la BM affirme que le Maroc se distingue comme l’un des pays ayant su profiter de la crise du Covid-19 pour en faire une opportunité et lancer un ambitieux programme de réformes transformatrices. Il s’agit de la création d’un Fonds d’investissement stratégique pour soutenir le secteur privé, la refonte du cadre de protection sociale pour dynamiser le capital humain et la restructuration du vaste réseau d’entreprises publiques marocaines, fait remarquer l’institution qui fait remarquer qu’une mise en œuvre réussie de ces réformes pourrait déboucher sur “une trajectoire de croissance plus forte et plus équitable”. Ces réformes pourraient augmenter le potentiel de croissance de l’économie marocaine en renforçant la concurrence et en rationalisant le rôle des entreprises publiques. Ainsi, un nombre croissant d’entreprises privées pourrait accéder aux marchés, croître et créer des emplois. “Un secteur privé plus dynamique pourrait faire un meilleur usage du large stock de capital physique accumulé au cours des dernières décennies, augmentant ainsi les gains en termes de croissance des infrastructures existantes, dont la performance a été jusqu’à présent décevante”, fait observer le rapport. Et de poursuivre que l’accélération du rythme de formation du capital humain pourrait permettre à un plus grand nombre de Marocains de réaliser leur potentiel de productivité, ce qui contribuerait à relever le niveau de vie et à accélérer la croissance économique.
Ce rapport présente les perspectives actuelles pour le Maroc compte tenu des récents développements du Covid-19. Dans son rapport semestriel d’avril dernier, le Fonds Monétaire International (FMI) avait anticipé, pour sa part, un taux de croissance de l’économie marocaine de 4,5% en 2021 et 3,9% pour 2022.
Turbulences en zone MENA
Au niveau de la région MENA, la Banque mondiale s’attend à ce que la production augmente de 2,4% en 2021, « ce qui correspond à une progression plus soutenue que prévu mais inférieure à la moyenne de la dernière décennie (2010-2019) ». « La région devrait bénéficier du récent redressement des prix pétroliers, de l’augmentation de la demande extérieure et de l’atténuation des perturbations économiques dues à la pandémie », explique l’institution financière internationale qui assure qu’avec l’accélération de la vaccination, l’assouplissement des restrictions de déplacement, l’allègement des réductions de la production pétrolière et l’atténuation des problèmes budgétaires, la croissance devrait s’accélérer à 3,5% en 2022. « Néanmoins, les perspectives sont incertaines et dépendent de l’évolution de la pandémie, de l’accès aux vaccins et de la volonté des populations de se faire vacciner », note le rapport.
Dans les pays exportateurs de pétrole, la hausse des prix favorisera la croissance et le redressement des recettes publiques, soutient la même source, estimant que les cours devraient s’établir en moyenne à 62 dollars le baril en 2021 et 2022. L’Arabie saoudite devrait afficher une croissance de 2,4% cette année et de 3,3% l’année prochaine, à la faveur de l’évolution positive de la pandémie, de la hausse des prix pétroliers et de l’allègement des réductions de production, ainsi que du lancement d’un nouveau programme d’investissements publics, précise la Banque mondiale.
A contrario, la pandémie restera un frein à la croissance dans les pays importateurs de pétrole, relève l’institution de Bretton Woods, notant qu’en Égypte, la croissance devrait ralentir à 2,3 % sur l’exercice 2020/21, la pandémie ayant entraîné un repli dans les secteurs du tourisme, de l’industrie manufacturière et de l’extraction pétrolière et gazière, avant de se redresser pendant l’exercice 2021/22.
Au niveau mondial, la croissance devrait croître de 5,6% en 2021 en raison principalement d’un solide rebond aux États-Unis et en Chine. Selon la Banque mondiale, la reprise sera inégale au vu des effets durables de la pandémie sur les pays émergents et en développement.

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