Reprise des activités sportives avec un ministre du football

L’annonce mardi dernier au Parlement par Outhman El Ferdaouss, ministre du sport, de la reprise des championnats du football a phagocyté son exposé qui a porté sur la reprise des activités sportives. Ce qui a suscité l’ire du mouvement sportif qui ne sait à quel saint se vouer du fait de l’absence d’un plan stratégique du ministère qui prend en considération les spécificités de chaque discipline.

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Reprise des activités sportives avec un ministre du football

Il est vrai que le sport marocain souffre de mille maux mais l’un de ces maux qui le ronge, c’est incontestablement cette ‘’footballisation prétentieuse et pernicieuse‘’. Le football est dans une situation de rente qui génère la sinistrose sur tous les plans. Les dérapages récurrents ont fait de ce sport un interlope où l’Etat continue à larguer les amarres de la régulation et surtout du contrôle. 

Le nouveau ministre du sport, O. El Ferdaouss ne doit pas tomber dans le piège de ses prédécesseurs qui ont ‘’ flirté’’ avec le président la FRMF qui exploite sa fonction du budget au ministère de l’Economie et des Finances pour ‘’pisser’’ sur les textes et sur le principe de la responsabilité et de la reddition des comptes.

Et si O. El Ferdaouss ose débloquer le moindre rond pour la reprise des championnats de football, on n’hésitera pas à le dénoncer. Ce n’est pas un parti pris ni une menace, mais parce qu’un ministre est censé être respectueux des textes en vigueur. Les fonds du FNDS ne peuvent être réaffectés pour organiser l’évènementiel des fédérations sportives. C’est le décret qui régit le FNDS qui le stipule. C’est clair, net et précis. 

Comment va-t-on accorder des milliards à la FRMF qui n’a jamais rendu les comptes en vertu du code des juridictions financières, voire au ministère de la Jeunesse et des Sports.  Pour le compte de 2019 seulement, le triste ex-ministre Abyaba a viré à la FRMF, en l’espace de deux mois, la bagatelle de 240 MDH ? 

En tout cas, les relevés bancaires en disent long sur le sort réservé aux deniers publics à la FRMF. Mais si F. Lekjâa soutient le contraire, qu’il le prouve en publiant au moins les rapports financiers dûment signés sur le site officiel de la FRMF. 

A la FRMF, ni PV ni statuts ne sont signés. Pas même un cachet sauf les courriers administratifs envoyés aux clubs et aux ligues régionales. Comme quoi, l’opacité serait, pour F. Lekjâa, une des vertus de la bonne gouvernance… Surtout lorsqu’il ose mêler la ‘’ conduite éclairée du Roi’’ à tous les chantiers qu’il entreprend. Sauf que le même quidam se détourne de la teneur de la lettre royale ayant trait au développement du sport et non pas du seul football !

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