Reprise des combats en Libye: K. Haftar somme l’ONU de ne pas exploiter l’aéroport de Tripoli

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Reprise des combats en Libye: K. Haftar somme l’ONU de ne pas exploiter l’aéroport de Tripoli

Au lendemain de l’approbation par le Conseil de sécurité de l’ONU mercredi 12 février, d’une résolution réclamant qu’un cessez-le-feu durable remplace la trêve observée depuis janvier en Libye, les combats ont repris dans le sud de la capitale libyenne. Plus, le maréchal autoproclamé K. Haftar a mis en garde l’ONU d’exploiter l’aéroport de Tripoli.

Les diplomates réunis à New York ont ainsi confirmé les conclusions du sommet de Berlin, le 19 janvier dernier, où de nombreux dirigeants avaient affiché leur unité. Mais le temps qu’il a fallu pour négocier les mêmes termes aux Nations unies montre bien que les divisions internationales persistent.

Il aura fallu près de quatre semaines aux membres du Conseil de sécurité pour valider les conclusions de la conférence de Berlin, où déjà, les dirigeants politiques s’étaient mis d’accord sur un cessez-le-feu en Libye. Une résolution avait alors vite été réclamée par l’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé, convaincu que cela permettrait d’apaiser les tensions réapparues sur le terrain.

Si 14 pays ont voté en faveur de la résolution, la Russie s’est abstenue – alors que Vladimir Poutine était l’un des signataires de Berlin. En coulisses, les Russes ont bloqué les négociations en exigeant que toute mention des « mercenaires » soit effacée : depuis plusieurs mois, ils sont en effet soupçonnés d’avoir soutenu l’acheminement de plusieurs milliers de mercenaires du groupe privé Wagner, qui auraient aidé le maréchal Haftar dans ses avances militaires, contre le gouvernement d’union nationale de Sarraj.

Ils n’y sont finalement pas parvenus, et ont émis leurs doutes quant à la faisabilité réelle d’un cessez-le-feu pour justifier leur abstention. La résolution demande aussi au secrétaire général de l’ONU de proposer des moyens de contrôle du cessez-le-feu, et exige des Etats membres de s’abstenir de toute interférence dans le conflit libyen.

Antonio Guterres a fait le déplacement au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, dimanche 9 février, pour prendre part à l’ouverture du 33è sommet de l’organisation panafricaine.   Le dossier chaud de ce rendez-vous des chefs d’État et de gouvernement du continent africain, c’est surtout la Libye, où l’ONU est en première ligne.

Le secrétaire général des Nations unies a formulé l’« espoir » qu’un cessez-le-feu soit signé rapidement en Libye. « On a beaucoup progressé et […] il y a eu une attitude constructive des deux parties. » Il n’a pas pu être signé ce samedi à Genève en raison de points de blocage : « Il y a encore des questions à régler. Questions sur les problèmes du désarmement des groupes, questions sur les positions finales des deux forces mais je crois qu’il y a au moins un espoir ». Mais le secrétaire général de l’ONU se dit confiant.

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