The news is by your side.

Résilience oblige, Fitch Ratings affirme que le Maroc est à même de surmonter la crise du Covid-19

0 52

L’agence  de notation Fitch Ratings vient de publier une note dédiée à l’analyse des risques de la pandémie du Covid-19 sur l’économie marocaine, et notamment sur ses finances extérieures. 

A ce titre, elle assure que le Maroc a le potentiel de surmonter les défis de cette crise sanitaire mondiale et ce en dépit des perturbations de l’économie mondiale qui sans nul doute vont exercer des pressions sur le déficit des comptes courants du Royaume. 

Il s’agit en l’occurrence des effets liés à la dégradation de certains secteurs névralgiques et aussi pourvoyeurs de devises à l’économie marocaine que sont le tourisme et l’industrie automobile, du fait de la perturbation  de la chaîne de valeur mondiale. “la ralentissement de la croissance mondiale pourrait peser sur l’industrie des phosphates et sur les réserves de changes, alors que la sécheresse aura un impact sur les exportations agricoles” souligne l’agence avant de nuancer ses propos en précisant que la baisse des prix du pétrole et le recul de la demande intérieure de carburants (en raison de l’état d’urgence sanitaire), réduiront inéluctablement  la pression sur la facture énergétique du Royaume. Surtout que les importations d’énergie représentent 6,9 % du PIB du pays.

Le Maroc a d’autres cartes dans sa manche

Pour l’agence américaine, le Maroc dispose de plusieurs filets de sécurité lui permettant de gérer ces nouvelles pressions. En effet, “ la résilience extérieure du Maroc est soutenue par un accord de précaution (LPL) de 3 milliards de dollars avec le FMI, sur lequel le gouvernement n’a pas fait appel” précise la note de l’agence. Et d’ajouter que “Le Maroc dispose également de réserves de change relativement confortables de 25,7 milliards de dollars (environ cinq mois de paiements en compte courant).  Et quelque chose malheur est bon, les restrictions sur les transactions financières à l’étranger par les résidents limitent considérablement les risques de fuite des capitaux. 

« Avant le choc pandémique, les fondamentaux du Maroc ne faisaient pas état de risques importants à court terme pour la stabilité macroéconomique ou du taux de change. L’inflation est faible et le taux de change effectif réel ne s’est pas sensiblement apprécié ces dernières années », observe l’agence.

Pour Fitch, le dernier geste des autorités monétaires sur le régime de change (élargissement des bandes de fluctuations) est aussi en mesure d’absorber le choc actuel. D’ailleurs, pour l’agence américaine de notation, la flexibilité du dirham renforcerait considérablement la capacité d’absorption des chocs du Royaume et permettrait également à Bank al-Maghrib (BAM) de passer à une politique monétaire ciblant l’inflation. 

En outre, selon l’agence, la vulnérabilité de l’économie à la dépréciation du dirham est contenue. La part de la dette extérieure dans la dette publique est modérée, autour de 30%. 

L’autre facteur de confiance que soulève l’agence de notation est celui de la résilience du secteur bancaire. En effet, selon la note, les prêts bancaires aux particuliers sont en monnaie locale (Dirham). De ce fait, les banques marocaines ne dépendent pas des marchés financiers internationaux et ont de très petites positions nettes de change ouvertes.

Quoiqu’il en soit, voilà une nouvelle qui change de l’anxiété permanente assurément diffusée par les conjoncturistes qui redoute la faillite de bien nombre de pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.