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Respect du droit des Algériens à manifester: Bruxelles et Washington sur la même longueur d’ondes

Face à la position prudente et réticente de Paris sur la situation politique en Algérie, la Commission européenne a appelé, mardi 5 mars, au respect des droits des Algériens à manifester pacifiquement, sur fond de mouvement de contestation contre la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat.

Lors d’un point de presse à Bruxelles, Maja Kocijancic, porte-parole de la Commission européenne, s’est exprimé sur les manifestations en Algérie, dénonçant un éventuel 5e mandat du Président A. Bouteflika. Elle a appelé le gouvernement algérien «à respecter le droit du peuple à s’exprimer» pacifiquement dans le cadre des dispositions «de la Constitution». «Quand on parle de manifestation, les droits de liberté d’expression et de réunion sont inscrits dans la Constitution algérienne», a déclaré la porte-parole de la Commission européenne. «Nous attendons que ces droits puissent être exercés de façon pacifique et soient garantis dans le respect de l’État de droit», a-t-elle encore ajouté.

Évoquant les conditions du déroulement du processus électoral, la responsable a rappelé que «plusieurs candidats ont soumis leur candidature». «Il appartient maintenant au conseil constitutionnel algérien de confirmer leur conformité par rapport à la Constitution et la loi électorale», a-t-elle soutenu.

M. Kocijancic a mis l’accent sur «l’importance du partenariat entre l’Union européenne et l’Algérie» tout en soulignant la volonté de la Commission européenne de «continuer à approfondir nos relations dans le but de créer un espace commun de stabilité, de démocratie et de prospérité partagées».

On notera que la Commission européenne ne s’est pas exprimée sur la candidature du chef de l’État algérien au pouvoir depuis 1999.

Depuis Washington, le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino a mis en garde les autorités algériennes en leur demandant de respecter le droit de manifester. Paris avait déjà réagi précédemment. «Nous observons ces manifestations en Algérie et nous allons continuer à le faire», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino. «Les États-Unis soutiennent le peuple algérien et son droit à manifester pacifiquement», a-t-il ajouté.

Il s’agit de la première réaction des États-Unis depuis le début des manifestations contre le possible 5e mandat de A. Bouteflika, 82 ans, hospitalisé à Genève. Washington ne s’est toutefois pas exprimé sur la candidature de Bouteflika à la tête de l’Algérie depuis 1999.

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