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Résultats des sociétés : En dents de scie

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Après un premier semestre prometteur, la cote casablancaise a clôturé l’année 2014 sur une note mitigée comme en atteste la publication de 11 profit-warnings. En dépit des performances réalisées sur les différents secteurs de la place, l’ensemble de la capitalisation a souffert de la mauvaise passe que traversent les deux secteurs hautement capitalistiques : raffinage de pétrole et immobilier.

L’ensemble, ou presque, des entreprises cotées sur la Bourse de Casablanca ont publié leurs résultats pour l’exercice 2014 dans un contexte d’attentisme marqué par la diffusion de plusieurs profit-warnings annonçant d’importantes dégradations des bénéfices au titre de l’exercice 2014. Sur cette liste, on retrouve d’importantes capitalisations telles Samir, Managem et sa filiale SMI, CMT, Alliances, Centrale Laitière, Involys, Zellidja, Jet Allu… Pourtant, 48 sociétés sur les 71 ayant publié leurs données, ont enregistré des revenus en hausse et 40 entreprises ont affiché un RNPG en appréciation. Autant dire que la méforme de certains secteurs n’atténue pas significativement la performance du marché boursier qui semble avoir bien résisté en enregistrant des performances annuelles de +6,75% pour le MASI et de +7,47% pour le MADEX. Cependant, en dépit de la relative éclaircie économique observée en 2014 au niveau des activités non agricoles, le total des ventes des sociétés cotées ressort en quasi-stagnation (+0,4%) à 246,1 Mrds Dhs en 2014 (vs. une baisse de -0,5% en 2013). Cette évolution s’explique par le repli des réalisations commerciales des compagnies industrielles en raison principalement de la contraction des revenus générés par les secteurs pétrolier (-10%) et immobilier (-22%). Heureusement, banques et assurances sont parvenues à sauver la mise, profitant conjointement des conditions favorables du marché.

Performances en retrait

Sur le volet opératoire, le résultat d’exploitation global accuse une baisse de 5,1% à 51,5 Mrds (vs. +2,4% en 2013), imputable au repli du REX des industries et ce, en dépit des efforts de rationalisation menés par les compagnies financières et accessoirement par les assurances. La contraction du résultat opérationnel des industries s’explique notamment par la dégradation de l’EBIT de SAMIR, des immobilières et des mines. Dans ces conditions, la marge opérationnelle globale des sociétés cotées ressort à 20,9%, en baisse de 1,2 pts en variation annuelle. Par branche, celle des industries accuse une baisse de 3 pts à 11,9%, affectée principalement par la dégradation des indicateurs opérationnels des secteurs de l’Immobilier, du pétrole et des Mines. A contrario, les financières affichent une marge opérationnelle en appréciation de 1,5 pts à 51,9%, sous l’effet d’une meilleure maîtrise des charges opératoires, preuve en est l’amélioration de 1,5 points du coefficient d’exploitation sectoriel coté à 48,1%. Dans ces conditions, la capacité bénéficiaire globale des sociétés recule de 12,8% à 22,6 Mrds Dhs (vs. -5,7% en 2013) recouvrant les évolutions en progression de 8,9% à 10 Mrds Dhs des bénéfices des sociétés financières, une amélioration de 13% à 1,4 Mrds Dhs du RN des compagnies d’assurance/ courtage, et une baisse de 27,7% à 11,2 Mrds Dhs de la capacité bénéficiaire des compagnies industrielles, plombée par la dégradation des bénéfices de SAMIR et des immobilières.
Sans ces derniers, la capacité bénéficiaire globale ressort en amélioration de 5,1% à 24,6 Mrds Dhs. La marge nette globale de la cote casablancaise ressort, elle, à 9,2%, contre 10,6% en 2013. Pour les sociétés industrielles, la marge nette baisse de 2,2 pts à 6,2%, impactée par la baisse de régime observée au niveau des secteurs pétrolier, minier et immobilier. Toujours au niveau de l’analyse des contributions des secteurs, et malgré la poursuite de la montée du risque sur le marché, le secteur bancaire parvient à tirer son épingle du jeu, capitalisant sur la performance exceptionnelle des activités de marché et sur la bonne tenue des activités à l’international. En effet, le PNB consolidé sectoriel s’est bonifié de 10,2% à 52,8 Mrds Dhs, tiré principalement par l’évolution favorable des trois plus grands groupes bancaires marocains à savoir BMCE BANK (+3,4 pts), BCP (+3,3 pts) et ATW (+3,3 pts). Notons que ces derniers ont profité de la hausse de la contribution de leur activité bancaire à l’international, notamment en Afrique, et des réalisations exceptionnelles des activités de marché suite à la baisse des taux obligataires en 2014.

Baisse des dividendes

Ainsi, la répartition sectorielle des revenus a connu un renforcement du poids du secteur bancaire à 22% (contre 20% en 2013), devenant par la même occasion le premier contributeur au CA consolidé. Recalé en deuxième position, le secteur du Pétrole et Gaz continue à contrôler 20% des revenus de la cote, suivi par les Télécoms (avec une contribution de 12%). Aussi et face à des réalisations financières globalement en berne, la masse de dividendes à distribuer au titre de l’exercice 2014 ressort en baisse de 10,5% à 19,7 Mrds Dhs. Comme à l’accoutumée, Maroc Telecom demeure le plus gros distributeur de dividendes de la cote, soit près de 31% de la masse globale à 6 Mrds Dhs, en amélioration de 15% comparativement à 2013. En seconde position, les banques polarisent 24% de la masse des dividendes en 2014, proposant à leurs actionnaires un montant de MAD 4,8 Md, en hausse de 5,3%. Enfin, la plus importante variation est à mettre à l’actif du secteur des assurances dont la masse des dividendes passe de 560 M à 1,1 Mrds Dhs, portée par la rétribution exceptionnelle opérée par Wafa Assurance. Au final, le Dividend Yield du marché, compte tenu de l’ensemble de ces éléments, ressort en baisse, au 31 mars 2015 par rapport à 2013 à 3,8% contre un rendement de 5,7% en 2013.

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