Retour au calme en Cote d’Ivoire: Lorsque l’armée quitte les casernes…

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Les mutineries qui ont éclaté la semaine dernière à Bouaké, dans le centre du pays, ont fini par atteindre Yamoussoukro malgré l’annonce par le chef de l’Etat du règlement des primes exigées par les militaires. Le coup est parti, cette fois-ci, du corps des gendarmes qui réclament des primes impayées. Du coup, ce sont des affrontements qui opposèrent gendarmes aux militaires ayant déjà encaissé leurs primes. Les soldats sont sortis dans les rues de Yamoussoukro dans la matinée et pris le contrôle de deux commissariats, de la gendarmerie et de la préfecture de police avant de se diriger vers la garde républicaine. Les échanges de tirs ont fait au moins deux morts dans les rangs des mutins, indique un témoin, et des blessés des deux côtés.
Ces incidents dramatiques se déroulaient au moment même où le ministre de la Défense était à Abidjan en conseil de gouvernement. Pour circonscrire la crise, une délégation menée par le gouverneur de Yamoussoukro a tenté d’apaiser les nouveaux mutins à Zambakro, à l’école des forces armées ivoiriennes. Ces derniers se seraient engagés à faire taire les armes en attendant un émissaire du gouvernement. Dans la soirée le calme précaire était revenu dans la capitale administrative et les barrières avaient été levées. Mais des affrontements ont également eu lieu dans la journée à Bouaké. Un tir à l’arme lourde y a été entendu dans la matinée dans le centre-ville. Plus, les gendarmes ont également manifesté dans les villes de Dimbokro, de Man et Daloa, et même au camp commando d’Abobo à Abidjan en fin de journée, mais moins violemment. Ils se sont contentés de tirer en l’air et de bloquer les axes routiers.
Il y a lieu de rappeler que plus de 8 000 anciens rebelles intégrés dans l’armée et qui s’étaient mutinés au début du mois se sont vu accorder 12 millions de francs CFA chacun, soit un peu plus de 18 000 euros. Ceux qui n’étaient pas concernés veulent désormais la même chose.

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