Rumba politique le temps d’un week-end

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De plus en plus active à quelques mois des élections législatives du 7 octobre, la scène politique a connu un weekend très agité. Entre les RNistes qui ont tenu un congrès extraordinaire pour reporter le congrès ordinaire et les Istiqlaliens qui ont tenu leur Conseil national, les USFPites se sont réuni pour élaborer leur programme… et constaté la naissance officielle d’un nouveau parti.

Les préparatifs pour les prochaines législatives battent leur plein. Les leaders font les bouchées doubles pour peaufiner leur leadership et les militants se mettent à l’organisation de leurs structures de base. Chez l’Istiqlal, la tenue du Conseil national a été une occasion de confirmer l’union dans la désunion. Cette réunion qui a servi Hamid Chabat pour réitérer, une fois de plus, que son parti arriverait en tête, n’a pas été aussi concluante sur le plan de la « réunion des pièces istiqlaliennes ». En effet, le conseil national a été boycotté par les poids-lourds du parti à l’image du président du Conseil national Taoufik Hjira, de l’ex muinistre de l’Equipements Karim Ghellab ainsi que l’ancienne ministre de la Santé Yasmina Baddou. Les trois font front contre le secrétaire général depuis se défaite aux élections locales et régionales de septembre.
Côté du RNI, le président Salaheddine Mezouar a, tout comme s’apprête à le faire le Chef du gouvernement Abdellilah Benkirane, vanté les qualités de sa formation dans l’objectif de se maintenir au poste jusqu’à l’après-élections. Pour ce faire, le ministre des Affaires étrangères a procédé lors d’un congrès extraordinaire au report sine die du congrès ordinaire. Parmi les raisons avancées, entre autres perles rares il y a les menaces qui pèsent sur le Maroc dans l’affaire du Sahara et l‘organisation de la COP22.
Loin à gauche, l’USFP continue en douceur ses préparatifs pour le prochain rendez-vous électoral. Les membres des différentes commissions thématiques chargées de l’élaboration du programme ont continué leurs réunions en vue de finaliser des propositions avant la validation de la direction du parti. Gros titres, le parti s’attache au modèle de société progressiste et tente de proposer un programme de relance devant faire renouer le Maroc avec la croissance et l’emploi.
Outre les activités habituelles des partis, la scène politique vient de connaître la naissance officielle d’un 35ème parti. Le reste des descendants du courant « Ouverture et démocratie » créé par Ahmed Zaïdi au lendemain de l’élection du secrétaire général de l’USFP Driss Lachgar ont fondé le parti de l’Alternative démocratique. L’on remarque l’absence de ceux qui ont piloté la scission. La naissance de l’AD qui a porté Ali Yazghi, fils de l’un des grands meneurs de l’USFP Mohamed El Yazghi, à sa tête en tant que coordinateur national, a laissé des observateurs dire que « la lutte qui couvait sous la tente socialiste était d’égos». D’autant plus que les fondateurs de ce nouveau parti sont partis chercher ailleurs.

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