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Russie-OTAN : Les souhaits de Paris…

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La France soutient la proposition de Jens Stoltenberg d’organiser une réunion du Conseil Russie-Otan en janvier prochain, a fait savoir un porte-parole du Quai d’Orsay lors d’un point presse, jeudi 23 décembre.
Lundi 20 décembre, le secrétaire général de l’Alliance atlantique a proposé la tenue d’une session du Conseil « le plus tôt possible » en 2022. Plus tard dans la semaine, J. Stoltenberg a vilipendé la Russie pour le renforcement de son dispositif militaire aux frontières de l’Ukraine « en dépit des appels internationaux à la transparence et à la désescalade ». Dans le même temps, il a assuré que l’Otan restait prête à mener un dialogue suivi avec Moscou.
Précédemment, Vladimir Poutine a demandé à l’Otan des « garanties juridiques » contre notamment une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Alliance. En réponse, J. Stoltenberg a statué que ce projet d’intégration ne relevait que du choix souverain de Kiev. Il a d’ailleurs souligné que les garanties de sécurité de l’Otan ne s’appliquaient pas à l’Ukraine, cette dernière ne faisant pas partie de l’Alliance. Or, l’ex-république soviétique reste un partenaire de l’Otan et peut compter sur un soutien politique et pratique des alliés, a-t-il assuré.
Alors que le Kremlin accuse régulièrement l’Alliance d’avoir violé son engagement à ne pas s’étendre vers l’est, J. Stoltenberg a déclaré dans un entretien à l’agence allemande DPA que l’Otan n’avait jamais fait une telle promesse.
Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a pour sa part dénoncé « une rhétorique générale alarmante de la part des autorités russes » et confirmé qu’une atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine « entraînerait […] des conséquences stratégiques massives ».
En attendant, Moscou et Washington travaillent à désamorcer la crise. Deux négociateurs ont été nommés pour entamer des discussions à Genève en janvier 2022. L’Américain Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale, aura en face le Russe Iouri Ouchakov, diplomate endurci
Les deux hommes ont déjà eu plusieurs échanges téléphoniques dans le courant du mois, pour tenter de désamorcer la crise et éloigner le risque d’un conflit armé, avant d’entamer leurs négociations de visu à Genève le mois prochain.

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