S. Amzazi tente de rassurer sur la rentrée scolaire et universitaire

Finalement, après les quiproquos engendrés par le communiqué du ministère de l’Education nationale relatif à la rentrée scolaire et universitaire, Saaïd Amzazi a tenté, lors de son passage au JT d’Al Oula, dimanche, de rassurer les familles des élèves, inquiètes quant au choix entre un enseignement à distance ou en présentiel. Il a ainsi évoqué les deux «formules éducatives flexibles», qui seront appliquées en fonction de la situation épidémiologique et la volonté des tuteurs et parents d’élèves.

Le ministre s’est voulu d’emblée rassurant. En soulignant que «les enfants et leurs droits à la scolarité, ainsi que leur santé sont des priorités pour le ministère de l’Education nationale».  Invité du journal télévisé de la première chaîne Al Aoula, S. Amzazi est revenu sur la décision de son département d’adopter un enseignement à distance pour la prochaine rentrée scolaire, tout en laissant le choix aux parents et tuteurs d’inscrire leurs enfants dans un enseignement en présentiel.

«Nous assumons toute responsabilité pour offrir un service éducatif dans des conditions sanitaires optimales et notre décision repose sur deux mécanismes : l’enseignement à distance comme formule éducative pour le début de la rentrée scolaire et l’enseignement en présentiel», a rappelé le ministre.

Ainsi, pour la première formule, elle se fera «à travers des cours diffusés sur la télévision nationale, les plateformes en ligne ainsi que les cours virtuels pour créer une communication continue entre l’établissement scolaire, l’enseignant et l’élève», a déclaré le ministre, rappelant l’expérience de la précédente année scolaire, dont les derniers mois ont coïncidé avec le confinement.

«Nous avons capitalisé sur cette expérience pour surmonter quelques difficultés et nous sommes aujourd’hui en train de développer, perfectionner et institutionnaliser cet enseignement à distance», a ajouté le ministre en annonçant que le gouvernement adoptera un décret pour lui donner sa place dans le système éducatif.

«Quant au deuxième mécanisme, il s’agit d’un enseignent en présentiel pour les familles qui le souhaitent. Cela se fera à travers le remplissage d’un formulaire dès le 1er septembre, à travers un portail sur Massar ou directement auprès du directeur de l’établissement scolaire. Les directeurs organiseront les groupes d’élèves dont les parents ont opté pour cette option et ceux ayant choisi l’enseignement à distance», a-relevé le responsable.

Aux multiples interrogations contenues dans un micro-trottoir réalisé par la première chaîne, le ministre a rappelé que dans le cadre d’une démarche anticipative, le ministère a veillé, depuis juin, à établir des scenarii pour la gestion de cette rentrée scolaire, en fonction de la situation épidémiologique du pays. De ce fait, «les chiffres enregistrés ces derniers jours ont motivé le choix d’un enseignement à distance, tout en laissant la porte ouverte à ceux souhaitant envoyer leurs enfants à l’école», s’est justifié le ministre.

Quant aux mesures destinées à protéger  élèves et  enseignants, S. Amzazi a réitéré la responsabilité du ministère dans ce sens. «Nous allons appliquer de manière stricte les mesures barrières», a-t-il promis, en précisant qu’une distance d’un mètre devrait séparer les élèves qui viendront en classe.

Quant à la question du manque de moyens pour les élèves du monde rural, il a rappelé que les trois compagnies de télécommunication au Maroc avaient offert gratuitement l’accès aux plateformes d’enseignement. «Nous avons aussi travaillé sur d’autres solutions permettant à ces élèves d’accéder à ces plateformes», rappelle-t-il. «Il y a un problème de débit dans certaines régions», reconnait le ministre, en considérant que le choix donné aux familles est «en lui-même un garant de l’égalité des chances et une réponse aux demandes de certaines familles». «Ce qui est plus important, c’est qu’au niveau rural, plusieurs régions n’ont pas de cas du coronavirus et peuvent ainsi connaître l’adoption d’un enseignement en présentiel», fait-il savoir.

Pour ce qui est de la répartition de l’emploi de temps, le ministre a indiqué que cette gestion a été «déléguée» aux directeurs des établissements ainsi que les directeurs des Académies régionales. «Cela ne dépassera pas les 24h par semaine pour chaque enseignant», a-t-il ajouté. Il a toutefois précisé que «les emplois du temps seront adaptés et les classes seront divisées», le tout conformément à un «protocole sanitaire stricte et qui respecte un certain nombre de mesures préventives et de précaution».

Sur les frais de scolarité, S. Amzazi a tenu à décharger son ministère de toute responsabilité, rappelant que généralement, «une école privée doit présenter une offre d’enseignement à distance et présentiel pour les familles».

Enfin, le ministre s’est exprimé sur le report de l’examen de la première année du baccalauréat. «L’examen n’a rien à voir avec le passage vers la dernière année du baccalauréat. Il est comptabilisé dans la note du bac. Ainsi, tous les élèves inscrits dans la deuxième année intégreront ce niveau», a-t-il dit. Estimant que ce report intervient pour «éviter d’exposer 330 000 élèves au danger». «On ne peut pas annuler non plus cet examen mais dès que la situation s’améliore, nous pourrons le reprogrammer».

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