Sahara : B. Ghali souffle le chaud et le froid

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Les médias algériens ne manquent pas une occasion pour monter en épingle la question sahraouie. Grand cas est ainsi fait de l’université d’été des cadres de la prétendue République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui a démarré, hier, à Boumerdès. Placée sous le thème «Fidélité au serment des martyrs», cette édition verra la participation d’une trentaine d’autonomistes que les services spéciaux algériens ont l’habitude d’accueillir et de former pour multiplier les actions d’insurrection dans les provinces du Sud. De cette réalité-là, la presse algérienne n’en pipe pas mot. Par contre, on n’hésite pas à faire grand cas des sorties médiatiques du nouvel homme fort de la prétendue RASD. Il en va ainsi des déclarations faites par Brahim Ghali, homme lige des généraux algériens, au journal italien La Stampa. La marionnette du système algérien assure, bien évidemment, que «la lutte armée est un devoir national pour tous les Sahraouis et un droit reconnu par l’ONU aux peuples et pays colonisés.» Pour lui, «la décision du Front Polisario d’aller aux négociations avec le Maroc sous les auspices de la communauté internationale ne signifie pas l’écart de la lutte armée pour libérer les parties de la République sahraouie de l’occupation militaire marocaine.» Mais B. Ghali ne pipe pas mot de la proposition marocaine sur l’autonomie. Autant dire qu’il se tient aux lignes qui lui ont été fixés par ses séides en alternant le chaud et le froid.

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