Sahara marocain: Lorsque l’Espagne change de paradigme… 

Nombre de médias espagnols confirment que l’establishment ibérique a décidé de virer sa cuti dans le dossier saharien qui lui a valu, par le passé, nombre de désagréments au niveau de Rabat. L’opinion nationale ne saurait que se réjouir de voir, enfin, nos voisins du Nord revenir à de meilleurs sentiments à l’endroit de leur partenaire du Sud avec lequel ils partagent des siècles d’histoire. 

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Sahara marocain: Lorsque l’Espagne change de paradigme… 

Madrid ne fait plus aucun mystère sur sa démarche diplomatique en ce qui concerne le dossier du Sahara marocain quitte à donner de l’urticaire au système algérien qui reste, fort malheureusement, rivé sur des desseins passéistes emprunts, il est vrai, par une prétention à un leadership régional qui le prédisposerait à disposer d’un «couloir» sur l’Atlantique. 

Nos amis espagnols avec lesquels le Maroc avait un contentieux, soldé mais pas encore réglé depuis 1975, date du démarrage du processus de récupération des provinces sahariennes,  reviennent de loin. Car leurs services, inféodés eux aussi à une vision passéiste, n’étaient absolument pas avares en manœuvres basses destinées à compliquer le plus possible, pour ne pas dire bloquer, le processus de rétrocession du Sahara à son ayant droit, le Maroc en l’occurrence.

Si les archives espagnoles s’ouvrent aux analystes et historiens, il ne serait guère étonnant de voir «la boîte de Pandore» livrer des détails sur le biberonnage du séparatisme. Les Marocains qui en savent quelque chose n’iraient pas jusqu’à indisposer Madrid qui, depuis, a changé le fusil d’épaule. Les décideurs espagnols n’ignorent pas que leur voisin du Sud n’a jamais voulu souffler sur les braises séparatistes et autonomistes qui couvent en Espagne. Et ce n’est certainement pas là un signe d’une quelconque faiblesse. Comme il n’a jamais lésiné sur les moyens pour parfaire son partenariat avec son voisin du Nord dans la lutte contre les dérives djihadistes. 

Plus, même pour le traitement du dossier des Présides occupés et des iles qui s’y rattachent, en dépit de l’incident de l’Ilots Leïla (Perejil), Rabat reste arc-bouté sur une démarche au long cour, ne cherchant nullement à brusquer l’ordre des choses, celui qui permettra un jour le règlement d’un contentieux vieux de plusieurs siècles. 

L’establishment espagnol qui, en dépit de quelques ratages notoires à mettre à l’actif de quelques caudillos, sait lire sur une carte, ne saurait se défaire de l’amitié nouée avec le Maroc. Entre les deux pays qui ne sont séparés que par quelques miles nautiques, donner une plus forte impulsion à des rapports privilégiés ne saurait passer que par une seule voie. Celle qui confirme les droits inaliénables du Maroc sur son prolongement saharien. Entre 1975 et aujourd’hui, les Espagnols qui continuent à se rendre à Laayoune, comme ailleurs au Maroc, ne peuvent s’inscrire en faux vis-à-vis de la réalité qu’ils constatent sur le terrain. Les Marocains établis dans les provinces sahariennes sont fiers de vivre sous le drapeau marocain, le leur. Aucune force ne saurait les en dissuader… Surtout qu’ils ont l’Histoire pour eux. Cela sans parler de la géographie que les puissances coloniales s’étaient empressées de remodeler. 

Voilà autant d’arguments qui ont certainement convaincu le tout Madrid de changer de paradigme. La Realpolitik l’exige. Dès lors, la caravane passe…

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