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Samir : parquet et créanciers pour le redressement !

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A la stupéfaction générale, le dossier Samir a pris un nouveau virage. Une autre voie que la liquidation est désormais possible. L’audience du mercredi 18 a constitué un nouveau tournant dans ce feuilleton qui dure depuis août 2015. Les créanciers se sont joints au parquet en demandant désormais le redressement. Le tribunal statuera le premier juin.
Au moment où tout le monde se disait que la liquidation de la raffinerie n’était plus qu’une affaire de temps, « le parquet et l’ensemble des créanciers ont demandé à la Cour d’opter pour le redressement », nous a confié Abdelkbir Tabih, avocat de l’actionnaire de référence Mohammed Al Amoudi. S’il était attendu que la position du parquet en première instance soit maintenue en appel, il faut bien dire que la nouvelle position des créanciers était encore plus inattendue.
Entre autres créanciers demandeurs de l’annulation de la liquidation, on trouve la société de négoce d’énergie B&B Energy ainsi que plusieurs créanciers marocains. Pendant ce temps, les plus importants créanciers ont préféré garder le silence. Ni l’entreprise anglo-suisse de négoce Glencore PLC, qui elle aussi connaît des difficultés depuis l’effondrement de son action mine et négoce (-29,4%) en septembre 2015, ni la douane ne se sont dressé contre une telle proposition. Ce silence qu’on ne peut pas expliquer par « l’acceptation de la proposition de rééchelonnement émise par le PDG de la Samir Jamal Baâmer », selon une source très proche du dossier, a été considéré comme un signe « pour le redressement ». « Ni la douane, ni la Banque populaire (…) personne n’a demandé la liquidation. On peut donc en déduire qu’ils sont pour le redressement », a déclaré le ténor du barreau de Casablanca Abdelkbir Tabih. Il semble que la déposition par les soins de celui-ci de la copie originale de l’engagement d’Al Amoudi d’injecter 670 millions de dollars dans la société, aurait eu un impact positif sur les créanciers. Interpellé sur son ressenti après cette audience, Abdelkbir Tabih s’est montré sceptique « « On attend que le tribunal statue lors de l’audience du premier juin. On ne peut pas se dire est-ce qu’on est optimiste ou pas. On ne peut pas se livrer à des jugements de valeur ». L’important pour lui, c’est que « l’ensemble des créanciers soient d’accord pour que l’entreprise ne soit pas mise en liquidation.
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