Les Samiriens menacent de faire une grève de la faim

Ras le bol du personnel de la Samir, une grève de la faim dimanche prochain

Après l’échec de la procédure de résolution à l’amiable entre la Samir et ses créanciers, l’éminente liquidation judiciaire de la société inquiète plus que jamais les près de 10.000 salariés directs et indirects de la société. Les craintes des Samiriens sont de plus en plus perçues à travers les démarches et actions entreprises. Ainsi, après l’organisation d’une infinité de marches et de sit-ins à Mohammedia, dont une prévue pour samedi prochain (12 mars), ils ont décidé de mener une grève de la faim le lendemain.

« Après moult consultations concernant les impacts négatifs de l’arrêt de la raffinerie sur le développement local de la ville de Mohammedia, la sécurité énergétique du Maroc et aussi sur les droits de l’ensemble du personnel (titulaires, sous-traitants et retraités) », les membres du front local de suivi de la crise de la Samir ont sorti de leur réunion du samedi 5 mars par un nouveau programme de lutte pour défendre leurs intérêts et prévaloir leurs droits. Ainsi, le front a réitéré sa revendication de reprise de la production au sein de la raffinerie de Mohammedia et de la protection de l’industrie du raffinage dans le but de renforcer la sécurité énergétique du pays et la préservation du savoir-faire accumulé dans ce domaine. Dans ce sens, les Samiriens considèrent que l’Etat marocain en tant que « premier responsable de la crise se doit de renationaliser ce fleuron de l’industrie nationale », éviter sa déconfiture et ouvrir une enquête pour déterminer les responsabilités dans ce scandale ».

Dans un communiqué parvenu à Perspectives, le front insiste sur la responsabilité de l’investisseur principal. « La chute de la Samir dans l’engrenage de la dette est due essentiellement à la mauvaise gouvernance, le non-respect de ses engagements pour le rétablissement des équilibres financier de la société, l’absence de transparence lors de la privatisation, la faiblesse du contrôle de l’exécution des engagements de l’investisseur par les autorités de tutelle (…) », peut-on lire sur ledit communiqué.

Outre ces précisions, le Front déclare, par ailleurs, « la constitution d’une équipe d’avocats pour poursuivre l’ensemble des responsables de cette catastrophe » et appelle l’ensemble des partis politiques et des forces vives de la ville à s’inscrire dans cette lutte.

 

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