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Sebta attire toujours les immigrés : Casse-tête sécuritaire…

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La double clôture qui sépare le Maroc de l’enclave de Sebta a été prise d’assaut ce 1er janvier par près d’un millier de migrants. Il s’agit du deuxième assaut en moins d’un mois, après que 400 migrants ont tenté de passer cette frontière le 9 décembre dernier. Autant dire que l’Europe reste l’Eldorado final pour les vagues d’immigrés même si le Maroc déploie une nouvelle politique migratoire basée sur la régularisation des clandestins originaires, pour la plupart, des pays subsahariens.
L’opération semble avoir été bien oraganisée par les migrants armés de barres en fer, de cisailles et de grandes pierres avec lesquelles ils ont attaqué les forces marocaines et des agents de la Guardia Civil. Aucun d’entre eux n’a réussi à passer de l’autre côté, sauf deux migrants, grièvement blessés, qui ont été hospitalisés à Ceuta. Un policier a perdu un oeil dans les heurts qui ont suivi.
« Cette tentative avortée par les forces de l’ordre a permis l’arrestation de l’ensemble des immigrés clandestins, alors que l’on déplore cinquante blessés dont dix graves parmi les éléments des forces de sécurité », a indiqué de son côté le ministère de l’Intérieur marocain.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, pas moins de 10 800 migrants avaient atteint l’Espagne par voie terrestre ou maritime entre début janvier et fin septembre 2016.
A rappeler que l’année 2016 a été la plus meurtrière pour les migrants africains en Méditerranée. Plus de 5000 morts, selon l’ONU – un record -, alors même que le nombre de personnes ayant traversé la mer a fortement diminué. 7189 morts ou disparus dans le monde. 4812 en Méditerranée. Selon l’Organisation internationale pour les migrations qui communique ces chiffres pour l’année 2016, cela représente 20 décès par jour, un record macabre jamais atteint depuis des dizaines d’années. La route de la Méditerranée centrale, reliant la Libye et l’Europe, est donc devenue aussi meurtrière que la guerre au Yémen.
Pour expliquer cette tragédie, plusieurs facteurs : la cupidité des trafiquants certes, mais surtout la crise politique en Ethiopie, le désordre violent qui règne en Somalie, la dictature en Erythrée. Mais aussi la misère dans les bidonvilles et les campagnes d’Afrique de l’Ouest et centrale, ou encore l’épuisement de déplacés perpétuels, à cause de Boko Haram, à cause de la répression, à cause de la dégradation de l’environnement, et qui cherchent à stabiliser leur vie quelque part, par exemple en Europe.
Selon la compilation effectuée par l’OIM, ils ont été 360 000 hommes, femmes et enfants à tenter de traverser la Méditerranée cette année, un chiffre en baisse spectaculaire par rapport à 2015, avec près d’un million de tentatives.
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