Secteur bancaire: S&P Global Ratings rassuré

0 26
Secteur bancaire: S&P Global Ratings rassuré

Cette année s’annonce mouvementée pour les secteurs bancaires du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de la Turquie (MenaT). L’exception marocaine se confirme…

C’est ce qui ressort du rapport « Geopolitical Uncertainty, Shaky Investor Confidence, And Problematic Assets Continue To Plague MenaT Banks » publié par S&P Global Ratings.
Selon cette dernière, l’incertitude géopolitique, les tensions avec les alliés occidentaux de la Turquie et les turbulences politiques internes au Liban et en Tunisie sont susceptibles de peser sur la solvabilité des systèmes bancaires.

Selon l’agence, les banques de la région resteront faiblement notées (en territoire «B»), «à l’exception des banques marocaines, qui, selon nous, maintiendraient une qualité d’actifs et des indicateurs de performances financières stables».
La répartition des perspectives entre les banques de la région MenaT indique que le biais vers des actions de notation négatives se poursuivra en 2020.

Cependant l’agence nuance et affirme: «le Maroc reste le seul point lumineux, où nous prévoyons que les banques maintiendront une qualité d’actifs et des indicateurs de performance financière stables en 2020».
Selon S&P Global Ratings, le système bancaire marocain est l’un des plus importants et des plus concentrés d’Afrique du Nord.
La qualité de la surveillance et de la réglementation s’est renforcée au cours des dernières années: la Banque centrale contrôlant de manière proactive la liquidité, la capitalisation et la qualité des actifs.
Les prêts non performants (créances douteuses) devraient représenter 6,6% dans le total des prêts en 2019.

À moyen terme, les banques marocaines resteront rentables. Cependant, si le rendement de leur fonds propres est supérieur à 10% en 2019, la forte concurrence sur les prix et la baisse des taux directeurs ont réduit les marges au cours des cinq dernières années.
Cela explique l’expansion à l’international, dans les pays d’Afrique subsaharienne des grandes banques marocaines, où les risques sont généralement plus élevés qu’au Maroc, mais qui apporte également des avantages de diversification.

Par ailleurs, le crédit augmenterait d’environ 3% en 2020, sur fond de ralentissement mondial et de stagnation des prix de l’immobilier.
Les experts de l’agence de notation prévoient une croissance modeste du crédit au secteur privé.
La reprise enregistrée l’an dernier masquant des écarts dans l’économie: Bien que les prêts au secteur public et aux ménages restent dynamiques, les prêts aux entreprises non financières ont ralenti.
Sur le plan des ressources, la croissance des dépôts a été ralentie par un afflux plus faible de dépôts en devises, en partie en raison de l’introduction d’un régime de change plus flexible en 2018.

Pour S&P, les banques marocaines ont un accès important aux dépôts de détail. Ceux-ci sont en grande partie sans intérêt (environ 60% des dépôts), y compris ceux des expatriés marocains (environ 20% des dépôts).
Les analystes de S&P Global Ratings anticipe que la Banque centrale adopte une position prudente pour élargir la bande de fluctuation par rapport au panier de dollars et d’euros, et prévoient également, un renforcement des réglementations relatives notamment au blanchiment d’argent, à la classification des actifs non performants, à la résolution des crises financières et à la coopération avec les régulateurs étrangers.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus