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Semi-conserve: Défis multiples

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Le secteur de la semi conserve fait preuve de dynamisme malgré les aléas auxquels il est confronté. Telle est la conviction de Ali Baddouh qui parle au nom de l’association professionnelle AMASCOP.

Composé de 34 unités industrielles réparties sur toutes les côtes marocaines, le secteur joue un rôle très important au niveau de la valorisation des petits pélagiques. Il est le plus innovant et ses produits sont présents sur plusieurs marchés des plus cotés aussi bien en Europe qu’aux USA. Mais ce dynamisme est freiné par plusieurs facteurs déterminants. Le premier est lié aux difficultés d’approvisionnement. Sur les trois dernières années, les approvisionnements ont été insuffisants et irréguliers. Les captures ont connu une régression de 50% ce qui a mis en difficultés cette industrie d’autant plus que les stocks à l’échelle internationale connaissent aussi une régression.

LA QUALITÉ EN QUESTION

En sus, la qualité à bord des bateaux de pêche continue à poser des problèmes au secteur. Limitant ainsi ses capacités de travail puisque les unitiés ne tournent pas à plein régime. Et comme un problème n’arrive jamais seul, il y a lieu de noter que la multiplicité des intermédiaires contribue à fausser les règles du jeu, en agissant sur la formation des prix de manière aléatoire. « Ce n’est pas normal que les prix de la matière première continuent à augmenter alors que les prix à la vente sur le marché international stagnent », rappellent les industriels. Le succès des industriels à l’export trouve son secret au niveau de l’approche qualité. « Les unités industrielles de notre secteur ont adopté une approche qualité volontariste en s’inscrivant  dans la certification que ce soit en adoptant la norme ISO ou d’autres référentiels exigés par les marchés tels que BRC, IFS », souligne-t-on. Mais cette approche doit être généralisée dans le cadre de la stratégie Halieutis a tous les maillons de la chaîne (bateaux de pêche, débarquements, halles au poisson, transports…).  Mais le secteur souffre aussi d’autres maux liés au système tarifaire appliqué aux produits importés pour une valorisation locale. Dans le cadre des accords de libre échange avec la Turquie,les profesionnels de l’AMASCOP souhaitent moins de droits de douane à l’exportation des anchois d’origine Turque. De même, dans le cadre des négociations avec l’Union Européenne,les opérateurs du secteur expriment le vœu devoir l’UE accepter l’admission des produits d’autres origines transformés au Maroc, comme ceux provenant de l’Amérique Latine, avec une franchise douanière. A l’AMASCOP, on souligne que cette mesureserait de nature à mettre les industriels marocains sur un pied d’égalité avec leurs concurrents européens qui jouissent de cette possibilité, comme c’est le cas pour l’Espagne, l’Italie, la France…

Par ailleurs, au niveau de l’AMASCOP, on se fait fort que de rappeler les recommandations du Conseil national du commerce extérieur susceptibles de mieux huiler les rouages à l’export. « Nous souhaitons que les autorités prennent en considération ces recommandations en diminuant les contrôles, les formalités et les taxes sur les exportations des anchois », précise-t-on. Taxe de la halle poisson, taxe de l’ONSSA, cherté des analyses, voilà autant de freins parmi d’autres qui pénalisent les secteur.

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