The news is by your side.

Séquelles des législatives: Le PPS appelé à gérer un passage à vide

12
Il ne faut pas croire que la colère des militants et cadors du PPS au lendemain du verdict des urnes est seule capable de changer l’ordre des choses au sein du PPS. Car le PJD, formation islamiste qui s’avère des plus envahissantes dans le spectre politique national, a désormais son mot à dire. Y compris aux militants de l’ancien parti communiste. Le sort politique de Haj Nabyl Benabdellah reste suspendu au degré d’intelligence nouée au fil des cinq dernières années avec Abdelilah Benkirane. C’est à ce dernier que revient désormais la charge de « récompenser » son fidèle camarade dans le parcours gouvernemental en redonnant plus de peps à la formation du Livre sortie démunie d’un scrutin législatif, avec une brochette de députés dont le nombre est insuffisant pour constituer un groupe parlementaire. Le PJD pourrait faire preuve d’une grande largesse et partant une œuvre utile en déplaçant quelques élus pour renforcer les rangs des camarades en proie à un réel bleus. Une charité bien ordonnée en quelque sorte quand bien même pareille « récompense » ouvrirait la voie au sacro-saint exercice dans lequel excellent les élus : la transhumance. Reste à savoir si la greffe islamiste ne sera pas rejetée par le corps présenté sous les oripeaux du progrès. Car on entamerait là, en l’espèce, un drôle de mélange : dans le shaker marocain, les molécules du socialisme scientifique pourraient aisément s’amalgamer à l’islamisme prétendument « soft » pour offrir un drink des plus « halal ». Santé !
Voilà pour la première hypothèse qui permettrait à l’équipage de Nabyl naufragé de limiter les dégâts. Mais rien ne saurait être comme avant, au sein du PPS. Car la colère sourd et bien des militants qui cultivent par les temps qui courent un réel culte du retour aux sources puritaines du marxisme-léninisme entendent forcer l’équipe dirigeante, celle par laquelle la bérézina électorale est arrivée, à l’exercice le plus démocratique qui soit : la reddition des comptes. Auquel cas, N. Benabdellah devrait être jugé non seulement sur ses choix, avalisés par la direction de la formation socialiste qui a jugé utile de s’acoquiner avec les islamistes abhorrés hier, mais aussi sur ses dérapages verbaux qui ont valu au PPS une remise à l’ordre de la part du Palais. Ce qui avait suscité, faut-il le rappeler, une réaction de la direction de la formation qui n’a pas jugé bon d’isoler l’actuel patron du PPS dont les dérapages verbaux avaient été assimilés en haut lieu comme des saillies plus personnelles que reflétant la culture même de ce vieux parti qui a passé à la trappe la culture de la lutte des classes pour promouvoir une autre, plus surprenante encore par sa nature opportuniste, la lutte des places.
Les camarades, en partie il est vrai, tentent de remettre les pendules à l’heure politique qui sied par les temps qui courent. Ils veulent recaler le GPS sur les véritables orientations qui avaient fait, naguère, la grandeur de cette formation, petite en nombre, mais immense par les idées qu’elle véhiculait. Y réussiront-ils ? La question est posée. En attendant de voir ce que les jours à venir promettent comme nouveaux éclairages. Affaire à suivre donc.
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :