The news is by your side.

SIAM 2016, L’édition des records

10
Après 11 ans d’existence, le Salon de l’agriculture s’affirme en tant que référence tant sur le plan national qu’international. Durant six jours, ce rassemblement a été une opportunité pour les acteurs du monde agricole venus des quatre coins du monde de sceller des contrats et des partenariats nouer contact et aussi pour plus d’un millions de visiteurs de savourer l’expérience d’une agriculture qui bouge et s’interroge.
Attirant plus d’un million de visiteurs durant six jours, un chiffre qui excède de loin l’estimation initiale des organisateurs (850.000) mais aussi le record du salon de l’agriculture de Paris (700.000 visiteurs en neuf journées), la plus grande ferme du Maroc a été un franc succès en 2016. Outre ce record, le salon a battu un autre en termes de présence étrangère. En effet, pour la première fois de son histoire le salon a accueilli plus de 1200 exposants étrangers venus de 63 pays des différents continents présenter les dernières nouveautés dans le secteur. Ce miroir qui réfléchit la lumière d’une agriculture en effervescence a été également l’occasion de renforcer les relations avec les partenaires du Golfe arabe et à leur tête les Emirats arabes unis (EAU) qui étaient à l’honneur cette année. Ce pays frère du Maroc a occupé un pavillon grandiose au pôle international et exposé sa stratégie reposant sur la rationalisation de l’usage de l’eau et la maximisation de la productivité. Ces succès quantitatifs ont été également accompagnés par d’autres d’ordre qualitatif. Le SIAM 2016 a fait le plein en termes de signature de conventions de partenariat et/ ou d’investissement. Dans ce cadre, le Salon a été la scène d’une nouvelle lutte engagée entre les deux premiers partenaires économiques du pays à savoir la France et l’Espagne, chacun voulant affirmer son leadership dans le Royaume. Au moment où les entreprises françaises ont présenté le plus large éventail d’équipements, de produits et d’innovantes activités dans les plus grands stands du pôle international, les Espagnols ont choisi, dans le cadre du renforcement de la coopération avec le Maroc, de décorer le ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch de la Grand-croix du mérite agricole de la pêche et de l’alimentaire.
Un œil sur la Cop22
Marquée par l’organisation de 32 conférences, ateliers et forums, le SIAM aura ciblé la thématique « changement climatique ». La plus importante fut la conférence ministérielle sur « l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques ». Ce rendez-vous préparatoire à la Cop22 que Marrakech devrait abriter novembre prochain a connu la participation de pas moins de 15 ministres européens et africains, ainsi que de représentants d’organisations internationales. Tenue à huis-clos, elle a traité selon des indiscrétions recueillies sur place des problématiques liées au financement des pays africains et des aides européennes attenudes.
Cette thématique fédératrice a été au centre de tous les débats en marge du salon. Dans ce cadre, la Directrice Générale Adjointe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Maria Helena Sedemo, a expliqué cette focalisation par le fait que « l’agriculture constituera l’un des principaux sujets de réflexion de la 22è Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ». « L’agriculture qui contribue à atténuer les effets du changement climatique constituera l’un des principaux sujets de réflexion de la COP 22 », a déclaré M.H. Sedemo en marge de ladite conférence ministérielle. Tout en assurant que son organisation est déterminée à accompagner le Maroc en vue de réussir l’organisation de sa Cop, elle a soutenue que la conférence ministérielle a permis « de jeter la lumière sur plusieurs pistes de solutions, évoquant la fameuse initiative 4 pour 1000 qui vise à montrer que l’agriculture, et en particulier les sols agricoles, peuvent jouer un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et le changement climatique ».
Sur la même ligne, le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a précisé que « l’agriculture doit être perçue comme étant une partie de la solution pour le réchauffement climatique et non pas un problème ». « Il n y a pas d’autre secteur que l’agriculture et la forêt qui soient en capacité de stocker du carbone, car la baisse des émissions du carbone et du gaz à effet de serre est un enjeu pour la réduction de ces émissions », a-t-il soutenu.
Le plein des conventions
L’édition 2016 a confirmé le rôle que joue ce salon sur le plan du renforcement des liens avec les partenaires étrangers mais aussi entre les différents acteurs nationaux. Ainsi, pas moins de 18 conventions de partenariats internationaux ont été paraphées sans oublier les conventions signées entre les partenaires marocains.
Dans ce sillage, l’Agence Française de Développement (AFD) vient de mettre à la disposition du Groupe crédit agricole du Maroc (GCAM) une nouvelle ligne de crédit de 600 millions d’euros destinée à soutenir les PME de transformation et les TPME rurales. Cette troisième ligne de crédit, après celle de 2013 et 2015, devrait être affectée, elle aussi, au financement des petites exploitations agricoles. Ce crédit est couplé à une subvention de 500.000 euros qui sera gérée par le Centre d’Etudes et Recherches du Crédit Agricole du Maroc (CERCAM), en particulier pour l’élaboration d’une stratégie spécifique à la TPME rurale. Le GCAM a, par ailleurs, signé une convention avec l’ambassade des Pays-Bas en faveur des coopératives laitières de la région de Doukkala clientes du Groupe.
La grande messe des agriculteurs marocains a constitué également une opportunité pour la promotion de la coopération sud-sud. Dans ce sens, plusieurs conventions ont été signées avec des pays africains, en l’occurrence, la Côte-D’ivoire, le Gabon et la Mauritanie. Il s’agit, notamment, d’un accord cadre de partenariat entre le Royaume et la Côte d’Ivoire portant sur le financement des formations et transferts de technologies. Signé entre l’Agence de développement agricole (ADA) et l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) du côté marocain et par l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) et l’Agro-Pôle Afrique (APA), cet accord vise également le partage d’expériences dans le domaine des productions animales et végétales. Pour ce qui est de l’accord-cadre signé avec la Mauritanie, il vise à renforcer le partenariat dans le domaine de développement des oasis, à travers l’encouragement de la coopération dans le domaine de la recherche scientifique, l’échange de visites, d’informations, de recherches et d’expériences d’intérêt commun, et la participation aux forums et conférences organisés de part et d’autre.
Outre les conventions avec des partenaires étrangers, le SIAM a connu la signature de conventions maroco-marocaines. Il s’agit notamment d’une convention entre le ministère de l’Agriculture et l’ANCFCC pour la mise en place du registre national agricole, d’une convention cadre de partenariat sur la protection des sols et la lutte contre l’érosion hydrique autour de l’infrastructure autoroutière signée entre le ministère de tutelle et le ministère de l’Equipement et du transport.
 
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :