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Solidarité avec le Hirak rifain : Après Casablanca, on a marché à Rabat

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat pour dénoncer les lourdes sentences prononcées contre les meneurs du « Hirak » qui avait agité la région du Rif, en 2016 et 2017. A l’issue d’un long procès qui a duré près de 6 mois, les 53 activistes ont écopé de peines allant de 1 à 20 ans de prison. Le leader du mouvement Nasser Zefzafi et trois de ses compagnons avaient écopé de 20 ans pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».

Cette « marche nationale » organisées à l’appel du comité de soutien au Hirak est la 2ème du genre après celle qui a été organisée la semaine dernière à Casablanca. Cette fois-ci, la présence du mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane (Justice et bienfaisance), interdit mais toléré, était visible.

« Le peuple boycotte la justice », « liberté aux détenus » ou « non à la militarisation du Rif », ont notamment scandé les manifestants qui évoluaient, sous l’oeil des forces de l’ordre, de la place Bab el-Had, près de la médina, vers le Parlement, en brandissant des portraits des meneurs, mais aussi des drapeaux amazighe et des banderoles du Mouvement du 20 Février.

Le ministère de l’Intérieur n’a donné aucune estimation chiffrée sur le rassemblement, qui s’est déroulé sans incident. D’après l’AFP qui cite les autorités locales, « le mouvement Al Adl Wal Ihsane n’a réussi à mobiliser qu’entre 6.000 et 8.000 personnes ».

La contestation dans le Rif avait été déclenchée par la mort d’un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu’il s’opposait à la saisie de sa marchandise. Au fil des mois, la protestation a pris une tournure plus sociale et politique, pour appeler à davantage de développement et à la fin de la « marginalisation ».

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