Sommet panafricain : Les surprises de Kigali…

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Le 27e sommet de l’Union africaine a échoue à élire un nouveau chef de la Commission. Les chefs d’Etat n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le nom du successeur de Nkosazana Dlamini-Zuma qui rempile pour 6 mois.
Les chefs d’Etat qui considéraient que les trois candidats en lice pour la succession de Zuma à la tête de la Commission panafricaine ne faisaient pas le poids ont eu gain de cause. En effet, 15 chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest avaient fait une déclaration pour demander un report du vote il y a plus d’un mois. Au deuxième jour du sommet de Kigali, aucun des trois candidats officiels n’a réussi à glaner les deux tiers de voix nécessaires. Plus d’une vingtaine de pays se sont abstenus. Tout est reporté au mois de janvier prochain avec la réouverture de la liste des candidats. Ce qui devrait permettre au Tanzanien Jakaya Kikweté et au Sénégalais Abdoulaye Bathily d’entrer dans la course.
Autre sujet qui avait défrayé la chronique panafricaine n’est autre que le retour du Maroc au sein de l’Union africaine. Idriss Déby, chef de l’Etat tchadien et président en exercice de l’organisation, n’y voit pas d’inconvénient et ne pose pas de condition : « Il n’y a pas de conditionnalité. Ce n’est pas ça qui est important. L’important, c’est que le continent dans son ensemble comprenne la nécessité d’accepter cela. Qu’un pays comme le Maroc veuille revenir dans la grande famille, personne n’a le droit de le refuser. » Toutefois, responsables et observateurs africains ont regretté que le message royal ne soit lu en séance plénière. Certes, le Maroc s’appuie sur une motion favorable à une la suspension de la RASD. Mais là aussi, la motion qui a déjà été signée par 28 des 54 chefs d’Etat de l’Union africaine, n’a pas bénéficié d’un traitement particulier, notamment en en livrant le contenu en pleine séance. Autant dire que les deux poids lourds de l’Union africaine qui parraient la RASD, l’Algérie et l’Afrique du Sud en l’occurrence, persistent à jouer leur traditionnelle partition dans les coulisses. En attendant que l’histoire du financement de l’UA soit définitivement tranchée par le prélèvement d’une taxe sur les importations des pays africains qui totaliserait annuellement un peu plus d’un milliard de dollars.
Pour le Sud-Soudan, pays meurtri par une guerre civile larvée depuis la partition du Soudan, l’UA a décidé d’envoyer un contingent pour le maintien de la paix dans cette zone conflictuelle… Sous supervision onusienne.

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