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Sondage du CMC

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 L’émergence dans… 15 ans !
S’il est une chose à laquelle les chefs d’entreprises croient, c’est bien que le Maroc est loin d’entrer dans le concert des pays émergents. « Non, le Maroc n’est pas un pays émergent », ont balayé 75% des patrons marocains sondés par le Centre marocain de conjoncture (CMC).
« C’est une réponse qu’on ne trouve que dans les dictatures », a ironisé le membre du CMC, Ahmed Laaboudi, lors d’une rencontre tenue mercredi à Casablanca sous le thème « Le Maroc Horizon 2030, quelles voies d’émergence ? Les scénarios de croissance ». « Plus inquiétant, pour 8,5% ce n’est ni un pays émergent ni un pays en voie de développement », a-t-il détaillé à la stupeur de l’auditoire. Pour le directeur général du CMC, qui s’est livré à une lecture des résultats d’un sondage effectué par son organisme, « la croissance est, certes, une occupation majeure des opérateurs économiques mais à côté de cela il y a tout l’environnement de la croissance ». invités à établir les critères qui font d’un pays un pays émergent, les sondés ont souligné que ce sont surtout un climat des affaires favorable aux investisseurs (74,5%), une classe moyenne relativement importante(70,2%), une stabilité institutionnelle (66%), une croissance économique forte (60%) et un secteur privé dynamique (61,7%) et une application effective des lois et règlements en vigueur (57,4%). « La croissance économique est classée comme quatrième réponse ». Cela veut dire, selon lui, que la croissance constitue la voie de l’émergence pour 60% des enquêtés, « mais pour à peu près 75%, c’est autre chose ».
Après avoir défini les critères de l’émergence et répondu aux questions « est-ce que le Maroc est un pays émergent ? » et « si le Maroc est un pays émergent, qu’est-ce qui vous laisse dire qu’il l’est vraiment ?, les opérateurs ont dû répondre à la question « sinon dans quels domaines le Maroc doit-il faire des efforts pour devenir un pays émergent ? Selon notre docteur en sciences économiques, « les réponses sont très significatives ».
« Vous avez en premier lieu la formation, au second lieu le système judiciaire et le développement industriel », a-t-il dit en considérant que cette « donnée est très importante par ordre de classement. Viennent ensuite, la gouvernance, les ressources humaines (encore une deuxième fois), la recherche et développement et puis les infrastructures, la qualité de la production et l’accès au crédit.
« Fondamentalement, c’est tout ce qui relève du capital humain et tout ce qui relève de la gouvernance pour parler de façon un peu schématique », a résumé A.Laaboudi.
Concernant la dernière question « dans combien d’années serions-nous en émergence ? », A. Laaboudi a précisé que « près de 60% des sondés pensent que le Maroc passera à l’émergence d’ici 10 et 15 ans ». Il va falloir donc attendre selon les estimations des patrons marocains 10 à 15 ans pour pouvoir rattraper les retards dans les domaines précités. Reste à savoir où seront, à cet horizon, les concurrents du Maroc…
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