Le Soudan du Sud s’embrase de nouveau

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La paix aura été de courte durée au Soudan du Sud qui a célébré, samedi, ses 5 ans d’existence. Les combats entre forces régulières sud-soudanaises et ex-rebelles à Juba ont gagné en intensité, s’étendant à plusieurs quartiers de la capitale. L’ONU a fait état de tirs de mortier, de lance-grenades et d’«armes d’assaut lourdes». La présence d’hélicoptères de combat et de chars a également été signalée. Ces informations ont conduit nombre d’habitants de la capitale à se terrer chez eux ou à fuir, selon des témoins. Les affrontements avaient débuté, jeudi, par un accrochage qui a fait cinq morts. Ils ont ensuite été suivis de nouveaux combats vendredi, où plus de 150 personnes — en majorité des soldats des deux parties — ont été tuées, selon les ex-rebelles. Les violences opposent les soldats du président Salva Kiir aux hommes de son rival, l’ex-chef rebelle et actuel vice-président, Riek Machar.
Dans le cadre d’un fragile accord de paix et de partage du pouvoir en août 2015, M. Machar est revenu, avec un fort contingent d’hommes armés, en avril à Juba, où il a été réinstallé vice-président et a formé avec M. Kiir un gouvernement d’union nationale. Les violences ont terni samedi le 5e anniversaire de l’indépendance du plus jeune Etat du monde, enlisé dans la guerre civile depuis décembre 2013, malgré l’accord de paix de l’an dernier. Un porte-parole de M. Machar a rejeté la responsabilité des combats sur les soldats gouvernementaux. «Nos forces ont été attaquées sur la base de Jebel», a accusé James Gatdet Dak, affirmant que l’assaut avait été repoussé.
Depuis décembre 2013, les combats entre forces pro-Kiir et pro-Machar ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts dans un conflit politique compliqué par des hostilités entre ethnies et des luttes au niveau local. Malgré l’accord de paix, les hostilités se poursuivent dans plusieurs régions.

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