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Standard & Poor’s: La note Maroc inchangée

 

L’agence de notation américaine Standard & Poor’s  vient de reconduire la note souveraine du Maroc à «BBB- / A-3» avec perspectives stables.  Elle prévoit une légère décélération la croissance de l’économie alors que le PIB réel devrait passer de 4,6% en 2017 à environ 3,1% en 2018. Ce taux devant être en moyenne juste en dessous de 4% sur 2018-2021 indique l’agence en supposant que le secteur agricole devienne plus résilient et que l’environnement des affaires et la demande extérieure continueront largement à soutenir une reprise graduelle de la production non agricole : « À moins que le Maroc subisse des chocs économiques externes, par exemple, en raison du risque accru de protectionnisme mondial, nous pensons que l’expansion de sa capacité d’exportation et son ascension vers la valeur ajoutée contribueront positivement à la croissance économique sur notre horizon de projection ».  S’agissant de la flexibilité du Dirham, l’agence estime qu’elle renforcerait probablement la compétitivité extérieure du Maroc et sa capacité à résister aux chocs externes macroéconomiques. A ce titre, les analystes de S&P prévoient que les autorités autoriseront d’abord les bandes de fluctuation actuelles à être testées par des développements financiers externes tout en maintenant des restrictions sur les comptes de capital à court terme. Ces restrictions seront assouplies progressivement, afin d’éviter toute fuite de capitaux potentielle à grande échelle affirme l’agence. Au sujet du secteur bancaire, il semble aux yeux de l’agence être suffisamment capitalisé et ne devrait pas représenter un risque important pour l’ensemble de l’économie, compte tenu de son ratio de capital réglementaire relativement élevé de près de 14%. Bien que les créances en souffrance représentent une proportion relativement élevée du total, à 7,5% en 2017, ils semblent bien provisionnés.  Ceci étant, S&P affirme que le secteur reste vulnérable aux risques de concentration du crédit. Dès lors, l’expansion des banques en Afrique subsaharienne, jusqu’ici très rentable, ouvre de nouvelles voies de transmission des risques au système bancaire marocain.

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