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Statuts et habilitation des fédérations sportives, les tâtonnements du ministère !

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Le processus d’habilitation des fédérations sportives est loin d’être achevé. Il en est de même pour l’agrément des associations sportives qui a été altéré par le ministère en ouvrant la porte à tout venant et en balkanisant l’esprit de l’omnisports en enfreignant l’article 8 qui ne permet à la section d’une association sportive de faire bande à part sous forme d’association distincte.

Aujourd’hui, les fédérations sportives qui ne sont que des groupements d’associations sportives, non agréées pour la plupart, sont totalement désorganisées face à un ministère incapable de les accompagner et de les réguler. Un ministère défaillant qui souffre d’un manque criard des cadres hautement qualifiés. 

Chargées de la participation la mission de service public du sport qu’elle fédèrent, les fédérations sportives doivent être habilitées par l’autorité gouvernementale chargée du sport. Et contrairement à l’agrément des associations sportives qui doit être renouvelé chaque quatre ans, l’habilitation est extensible à l’infini.

La première fédération sportive à être habilitée en vertu de la loi 30.09 est la fédé de football. Une habilitation qui est très controversée car elle a été délivrée et publiée au bulletin officiel sans que les associations sportives qui y sont affiliées ne soient agréées à telle enseigne que le président de la FRMF a abrogé l’agrément des associations en tant que l’une des conditions d’admission quand on se réfère à la dernière version des statuts dite Édition 2018 !

Sur plus 52 fédérations sportives entre fédés de sports olympiques et non olympiques, on compte uniquement une quinzaine de fédérations susceptibles d’être habilitées. Les deux tiers n’ont pas la taille de fédérations sportives et ne peuvent en aucun droit de cité. Des fédérations sportives qui n’englobent en leurs seins pas plus d’une dizaine de clubs et dépourvues de ligues régionales, ces relais des fédérations dont les missions sont malheureusement galvaudées.

Au lieu de remédier à la situation, le ministère recourt au replâtrage et accorde des subventions aux fédérations sportives comme s’il s’agissait de maisons de bienfaisance ou d’orphelinat !

Et l’on déplore aussi le ‘’deux poids, deux mesures’’ du ministère qui n’a jamais dit son nom. Malgré la promulgation en 2014 d’un arrêté du ministre de la Jeunesse et des Sports qui permet aux fédérations sportives de déroger aux dispositions des statuts-types en prenant en considération les spécificités de leurs activités sportives, les apprentis sorciers du ministère persistent à imposer aux fédérations sportives le copier-coller !

Des statuts-types dont les incohérences les plombent et qui ne répondent pas à la plus élémentaire du principe de la séparation des pouvoirs !

En tout cas, le ministère s’avère une impuissance publique qui avec des politicards qui à sa tête s’y sont succédé a donné du fil à retordre au mouvement sportif miné par un tollé de tares et de dysfonctionnements graves ! Le sport a-t-il besoin d’un ministère ? Faut-il abroger ce département calqué sur le modèle de la V ème République du Général de Gaulle et le remplacer par une institution dotée de la personnalité publique en la confiant à des technocrates spécialisés ? 

Obsolète, le modèle de gouvernance de l’autorité gouvernementale chargée du sport est à bout de souffle. Et l’on espère que l’actuel politicard à la tête de ce ministère soit le dernier ministre à qui on a confié un département gouvernemental qui génère la sinistrose sportive.

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