SUR LE RING : DU DROIT DU SPORT

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Le sport est « un monde droit », écrivait l’éminent professeur, Gérald Simon. Il s’agit d’une discipline qui fut, jusqu’à la fin des années 1980, une discipline balbutiante. L’autonomie du droit du sport provient de ses spécificités et c’est la raison pour laquelle le droit du sport est souvent dérogatoire au droit commun. Je m’intéresse au droit du sport depuis plus d’un quart de siècle après avoir acquis une formation sportive scientifique y compris celle d’entraineur d’athlétisme. J’ai étudié la légistique, cette science ou cet art de la rédaction des textes juridiques et j’ai bien sûr lu, relu et décortiqué les grands théoriciens et philosophes du droit en l’occurrence Hans Kelsen (Théorie pure du droit), l’Italien Romano Santi, l’un des enchanteurs de la sociologie du droit (L’Ordre juridique), Max Weber (La rationalisation du droit) et bien d’autres. Le droit du sport m’habite et je l’habite. Mes modestes réflexions n’ont jamais prétendu à l’exhaustivité et ne le prétendront jamais car on est étudiant de 7 ans à 77 ans. Soit ! des réflexions qui consistent à décrire et non à prescrire. C’est le principe de ce que Max Weber appelle : la neutralité axiologique, c’està-dire de s’abstenir aux jugements de valeurs. Des réflexions qui oscillent entre les sciences juridiques et la doctrine du droit. Quand on est dans les sciences juridiques, on décrit, on analyse, bref on collige. Mais quand on est dans la doctrine du droit, on participe de la production du droit. Ce n’est pas le boulot d’un juge ni même d’un avocat. Avis à un calomniateur
professionnel, un déficient intellectuel qui prend les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Avis aussi à certains charlatans qui usurpent l’identité de juristes-experts en droit du sport et qui relayent sans vergogne mes réflexions en se les attribuant ailleurs. Je rends ici un vibrant hommage posthume à Me feu Hamid Lahbabi qui avait piqué ma curiosité en 1988 alors que l’on était encore en train de débattre de l’ancienne loi 06-87 qui avait été l’objet d’un débat lors d’un colloque à l’ISCAE avant sa promulgation. Le n°1 de notre magazine ‘’PERSPECTIVES MED’’, paru en avril 2005, avait publié une longue interview de feu Hamid Lahbabi. Dans un premier temps, le défunt avait refusé de m’accorder cette interview en me disant que je suis capable de coucher un article qui soulève les problèmes de fond de la législation sportive au Maroc. Je lui avais répondu que je préférai que le maître qu’il fut le fasse et non pas l’étudiant que je suis. La reconnaissance de feu Hamid Lahbabi me suffit largement et l’échange scientifique avec d’éminents professeurs comme Gérald Simon, Frank Latty, Jean-Louis Dupont, l’un des avocats qui était derrière l’arrêt Bosman m’incite à percer dans la recherche scientifique dans le sport d’une manière générale et du droit du sport en particulier. Avec un souci journalistique pédagogique pour que la réflexion soit intelligible. A un moment où le sport marocain est rongé par l’ésotérisme au détriment de la recherche scientifique et que l’Etat ne lui accorde point le moindre centime.

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