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Tension sociale à Jerada: Une commission d’enquête dans le pipe…

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Des élus de la deuxième chambre du Parlement ont déposé une demande pour la mise en place d’une commission d’enquête sur Jerada. Cette nouvelle commission à laquelle ont appelé les groupes du PJD, de l’USFP, de l’Istiqlal, de la CDT, de l’UMT et de l’Action démocratique, devrait s’atteler à jeter toute la lumière sur la convention collective du 17 février 1998 signée par le ministère de l’Énergie et des Mines, la société Charbonnages du Maroc et les centrales syndicales. Pertinent choix à l’heure où la contestation a tendance à enfler dans la province ? Les groupes derrière cette initiative estiment qu’il y a un lien entre les protestations des habitants de Jerada et le non-respect des termes de la convention de 1998 et du programme économique qui l’accompagnait après la liquidation de la société Charbonnages du Maroc.

Force est de souligner que le « plan d’urgence » dévoilé mardi par le gouvernement n’a pas réussi à siphonner l’ire des mineurs de Jerada ni la colère des jeunes désoeuvrés. Parallèlement à l’appel à la grève générale lancé pour ce vendredi pour demander des investissements et des emplois dans cette région sinistrée, les habitants de Jerada ont marché pour la première fois vers le village voisin de Hassi Blal. Ils voulaient ainsi témoigner leur solidarité à la population de ce bourg déshérité qui s’est mobilisée avec eux dès le début de leur mouvement. Une réponse intervenue le jour même de l’annonce par le Wali de la région de l’Oriental, Mouad El Jamai, du plan d’urgence destiné à cette ancienne ville minière, qui connaît des contestations sociales depuis fin décembre suite à la mort accidentelle de deux frères dans un puits clandestin d’extraction de charbon. Ainsi, ni l’investissement du Wali de la région, ni le déplacement du ministre de l’Énergie et des mines, Aziz Rebbah, début janvier, pour dialoguer avec les manifestants, n’ont permis d’atténuer un tant soit peu la colère des citoyens de la région. Les manifestations quasi-quotidiennes qui s’y déroulent témoignent d’un ras-le-bol généralisé…

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