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Terminus !

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Si partout l’islamisme politique semble céder le terrain, forçant quelques unes de ses composantes à revoir leur identité en s’accommodant d’un nouvel extrait de naissance qui fleure bon la démocratie, il n’en reste pas moins que le PJD croit toujours en sa bonne étoile. Les raisons d’une telle euphorie sont imputables aux scores réalisés lors des dernières élections communales ainsi qu’aux insondables pronostics qui donnent la formation dirigée par Abdelilah Benkirane largement victorieuse lors des législatives programmées pour le 7 octobre prochain. Le bagout du leader du PJD peut-il expliquer, à lui seul, la force dont jouirait ce parti qui refuse toujours la césure avec son bras idéologique qui plombe ses chances de normalisation sur un échiquier politique qui, unanimement, s’oppose à l’instrumentalisation de la religion? Le doute est permis.
Un simple survol des traits saillants du bilan de cette première expérience gouvernementale conduite sous la houlette de cette formation islamiste est susceptible de brider les prétentions «hégémoniques » du PJD. L’économie est en panne : la croissance chaotique aura atteint ses limites avec un taux qui n’excéderait pas les 1,7% du PIB. La barre du chômage s’est hissée à des niveaux records dépassant les 10% et les pertes d’emplois cumulés au fil de la législature a atteint 140.000 salariés. L’état des finances publiques est loin d’être réjouissant, avec une dette qui atteint des proportions abyssales que ce soit auprès des bailleurs de fonds étrangers où sur le plan interne. Voilà qui a largement contribué à liguer Patronat et syndicats contre un gouvernement devenu sourd aux appels à un dialogue social…
Et on ne parle même pas ici des coups portés au pouvoir d’achat des citoyens, ni enconre des réformes institutionnelles en rade.L’analyse froide de la situation devrait interpeller tous les acteurs nationaux. Car elle n’est pas si éloignée que cela de «la crise cardiaque » qui avait amené feu Hassan II à initier le processus de l’alternance consensuelle.
Certes, la crise économique systémique qui, depuis 2007, a plongé la Planète dans la difficulté n’a pas encore dit son dernier mot. Et nombreux sont les économistes, des prix Nobel compris, à fustiger le libéralisme sauvage à l’origine du déréglement du monde. Cependant, ce n’est pas avec le PJD et ses dérives libérales qu’il faudra s’attendre à la meilleure recette susceptible de sortir le pays de la situation de grande fragilité dans laquelle il est confiné. Une fragilité que l’on ressent à tous les étages : économique, social, politique, culturel et, il faut aussi le dire, cultuel. La parenthèse PJD a montré ses limites. A. Benkirane qui menace à tout bout de champ de faire sa valise tout en croyant que cela détruirait les amarres de la paix sociale se leurre de ton et d’époque. L’alternative existe aux dérives causées à la Maison Maroc. Le peuple de gauche rendu apathique par les petits calculs politiciens qui ont rendu possible la percée des islamistes pourra être remobilisé pour favoriser l’arrimage du pays aux seules valeurs sûres : le progrès et la modernité.
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