Terrorisme sahélien: Le Niger paye un lourd tribut

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Terrorisme sahélien: Le Niger paye un lourd tribut

Le camp d’In-Atès, près de la frontière malienne a été attaqué, dans la nuit de mardi à mercredi, probablement par des éléments de Daech, groupe terroriste qui alimente instabilité dans le Sahel.

Selon des sources nigériennes, le camp a été détruit et plusieurs dizaines de militaires ont été tués. On parle de 71 tués côté FAN et de 30 disparus.
Côté GAT, de lourdes pertes auraient aussi été enregistrées.
Ce très lourd bilan a provoqué le retour au Niger du président Issoufou, comme l’a confirmé la Présidence.

Cette garnison d’In-Atès, installée à plus de 260 km au nord de Niamey, dans une zone d’insécurité permanente où se concentrent des djihadistes et des narcotrafiquants, a été attaquée le 1er juillet dernier.
Au moins 18 soldats avaient péri lors de cette attaque qui avait vu l’intervention de Mirage français pour dégager la garnison.

Il s’agit du plus lourd bilan subi par l’armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015, selon l’AFP.
Mardi 10 décembre, vers 19h25 locales (18h25 UTC), des assaillants venus «par dizaines et par petits groupes à motos», ont attaqué une position de l’arme nigérienne à Inates, selon l’agence. L’attaque a été repoussée, mais son bilan n’a pas été annoncé dans l’immédiat. Des renforts ont été envoyés sur place.
Le 10 décembre, le conseil des ministres du pays avait prorogé pour une période de trois mois l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques djihadistes.
Ce régime permet aux forces de sécurité de mener des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile et limite les déplacements dans les espaces concernés.

L’attaque d’Inates est la deuxième en deux jours contre des positions de l’armée nigérienne.
Le 9 décembre, trois militaires nigériens et quatorze radicaux ont été tués dans une attaque contre un camp de l’armée dans la région de Tahoua, dans l’ouest du pays, selon le ministère nigérien de la Défense.

En juin, 18 membres de l’organisation État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) avaient été tués dans la zone d’Inates lors d’une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines, rappelle l’AFP.

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