Theresa May à la Maison Blanche : La Russie en ligne de mire

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La Première ministre britannique, Theresa May, qui rencontre Donald Trump vendredi à Washington, s’est exprimée la veille à Philadelphie en mettant en garde les États-Unis contre Vladimir Poutine. La responsable britannique qui sera la première représentante d’un pays étranger à être reçue par le nouveau locataire de la Maison Blanche exprime ainsi ses craintes de tout rapprochement en Washington et Moscou. « Quand on parle de la Russie, il est sage comme souvent de prendre exemple sur le président [Ronald] Reagan qui, dans ses négociations avec son homologue russe d’alors Mikhaïl Gorbatchev, avait l’habitude de suivre cet adage ‘faites confiance, mais vérifiez’. Avec le président Poutine, mon conseil c’est ‘coopérez, mais prenez garde’ », a déclaré Theresa May, qui s’exprimait devant les républicains américains réunis à Philadelphie.
« Les Nations unies ont besoin d’être réformées mais restent vitales », notamment dans la lutte contre le terrorisme ou le changement climatique, a affirmé T. May, défendant également le rôle de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et l’importance cruciale de l’OTAN « pierre angulaire de la défense de l’Occident ».
Cette fille de pasteur réservée qui sera accueillie par le bouillant milliardaire Président a confié dans l’avion qui l’emmenait aux États-Unis que « parfois les contraires s’attirent ». En tout cas, la dirigeante conservatrice a été ovationnée quand elle a promis de maintenir son pays et les États-Unis dans une « relation spéciale ».
« Nous, nos deux pays ensemble, avons une responsabilité commune. Car lorsque les autres avancent pendant que nous reculons, ce n’est pas bon pour l’Amérique, pour le Royaume-Uni et le monde », a-t-elle déclaré, en évoquant la coopération en pleine Guerre froide entre l’ancienne Première ministre Margaret Thatcher et l’ex-président américain Ronald Reagan.
Theresa May s’est aussi montrée désireuse d’entamer des négociations sur un éventuel accord commercial, appelé de ses vœux par Donald Trump, entre les deux pays après le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Dans une allusion aux conflits en Irak et en Afghanistan, elle a comme Donald Trump assuré que « les jours d’une intervention du Royaume-Uni et de l’Amérique dans des pays souverains pour tenter de remodeler le monde à notre image sont terminés », tout en ajoutant que « nous ne pouvons pas non plus rester sans rien faire quand la menace est réelle et quand c’est dans notre intérêt d’intervenir ».

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