Tir de missile iranien: Washington convoque le Conseil de sécurité

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Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) se réunira en urgence mardi 31 janvier pour discuter du tir d’un missile de moyenne portée par l’Iran, selon des diplomates. C’est Washington qui est à l’origine de cette démarche. « A la lumière du tir de missile de moyenne portée effectué le 29 janvier par l’Iran, les Etats-Unis ont demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité », précise la délégation américaine dans un communiqué. C’est la première demande formulée par les Etats-Unis depuis la nomination par le président D. Trump et de la nouvelle ambssadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Voilà qui rejoint la préoccupation constante de Tel-Aviv, ennemi juré de l’Iran. L’ambassadeur d’Israël à l’ONU avait appelé le Conseil de sécurité à agir. « La communauté internationale ne doit pas se cacher la tête dans le sable devant cette agression iranienne, a dit l’ambassadeur israélien Danny Danon. Les membres du Conseil de sécurité doivent agir immédiatement en réponse à ce geste de l’Iran qui met en danger non seulement Israël mais le Moyen-Orient dans son ensemble. »
Selon Fox News, c’est un missile de moyenne portée qui a été tiré dimanche depuis un site de Semnan, à quelque 225 km à l’est de Téhéran. Il a parcouru près de 1 000 kilomètres avant d’exploser.
Il s’agit du premier test de missile balistique iranien depuis que Donald Trump est devenu le 45e président des Etats-Unis, a précisé la chaîne, citant des responsables américains anonymes.
Le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, qui recevait, mardi, son homologue français, Jean-Marc Ayrault, n’a ni confirmé ni infirmé les informations selon lesquelles son pays avait procédé à ce tir de missile balistique dimanche. J. Zarif, au cours d’une conférence de presse au côté de JM. Ayrault, mardi, a souligné que de tels tirs ne faisaient partie ni de l’accord de Vienne ni de la résolution 2231. Il a par ailleurs mis en garde Washington contre de « nouvelles tensions». JM. Ayrault a déclaré pour sa part que ce tir « entrave le processus de restauration de la confiance » entre les grandes puissances et Téhéran. « Nous sommes en train d’évaluer ces informations (…). La France a fait part à plusieurs reprises de son inquiétude quant à la poursuite des essais balistiques qui sont contraires à l’esprit de la résolution 2231 ».
Il y a lieu de rappeler qu’en mars 2016, l’Iran avait déjà procédé à des tirs de missiles balistiques après la signature de l’accord et son entrée en vigueur en janvier 2016. Les essais, avait déploré en juillet 2016 le secrétaire général de l’ONU de l’époque, Ban Ki-moon, « ne correspondent pas à l’esprit constructif » de l’accord nucléaire.
Mais dans le rapport, l’ex-chef des Nations unies ne disait pas clairement si ces essais avaient violé ou non les dispositions de l’accord nucléaire, ni s’ils enfreignaient la résolution 2231.

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