Tour de vis répressif à Bahreïn : Haro sur Al-Wefaq !

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Malgré les critiques à l’endroit de la répression anti-chiite au bahrein, un tribunal a confirmé jeudi en appel la dissolution d’Al-Wefaq, principal mouvement de l’opposition. Cette décision de dissolution fait suite aux charges retenues contre le mouvement d’opposition accusé de fomenter des troubles, comme cela a été prononcé en première instance le 17 juillet, un mois après la suspension des activités d’Al-Wefaq sur ordre de la justice. La défense a encore la possibilité de porter l’affaire en cassation.
Il y a lieu de rappeler qu’Al-Wefaq anime un mouvement de protestation de la majorité chiite contre le pouvoir sunnite et réclame une véritable monarchie constitutionnelle à la famille royale des Al-Khalifa.
Le tribunal qui a prononcé la dissolution du mouvement avait estimé qu’Al-Wefaq était « allé, dans son action politique, jusqu’à inciter à la violence et encourager les manifestations et les sit-in qui sont de nature à provoquer une discorde confessionnelle dans le pays ». La justice charge le mouvement de persister à « critiquer les institutions de l’Etat », a ajouté le tribunal. Qui a ordonné aussi la saisie des fonds du groupe au « profit du Trésor public ».
Le chef d’Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, purge actuellement une lourde peine de prison pour complot contre le régime et incitation à la désobéissance. Le 20 juin, les autorités avaient déchu de sa nationalité bahreïnie le chef spirituel chiite, cheikh Issa Qassem, 75 ans, accusé « d’encourager le confessionnalisme et la violence » et de servir « des intérêts étrangers », en allusion à l’Iran.

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