Tournée royale en Afrique: Entre commerce et pédagogie…

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C’est à Conakry que les retrouvailles entre le Roi Mohammed VI et le président de la République de Guinée, Alpha Condé, ont eu lieu à l’occasion d’une visite d’Etat qui s’achève aujourd’hui. L’accueil réservé au souverain dans la capitale guinéenne fut des plus chaleureux et témoigne, sans ambages, de la profondeur de l’amitié entre les deux chefs d’Etat et de l’estime partagée de part et d’autre.
Voilà qui prédispose les deux pays à mieux appréhender l’avenir avec une coopération qui ira crescendo. La preuve, jeudi dernier, au Palais présidentiel à Conakry, les deux chefs d’Etat ont présidé la cérémonie de signature de huit accords de coopération bilatérale. Accords qui touchent aussi bien l’habitat et l’assainissement des villes que l’agriculture.
C’est ce qui a poussé le chef d’Etat guinéen et Président en exercice de l’organisation panafricaine à dire que les séjours du souverain en Guinée « sont porteurs de bienfaits pour ce pays », comme en témoignent les nombreux accords conclus entre Rabat et Conakry. M. Condé a exprimé, en son nom propre et en celui du peuple guinéen, « ses vifs remerciements et sa gratitude au Roi qui porte la Guinée-Conakry dans le cœur ».
Il y a lieu de rappeler que l’investissement royal dans le Continent lui réussit bien en portant haut les couleurs du Royaume dans le ciel africain depuis son retour réussi dans le giron de l’Union africaine.
Car le Maroc offre aux pays frères, au-delà de bien des contingences, ce qu’il sait faire le mieux : une coopération multiforme assise sur le principe phare « gagnant-gagnant ». Avant l’escale de Conakry, il y a lieu de rappeler que pas moins de 19 accords de coopération ont été scellés entre le Maroc et la Zambie.
Le séjour royal à Lusaka ayant sans doute permis de mieux réévaluer le positionnement de ce pays sur l’échiquier africain marqué par des rivalités que les adversaires de la cause marocaine attisent sans discontinuer.
Si le Roi joue au VRP, il n’en reste pas moins qu’il assume aussi le rôle de défenseur de l’intégrité territoriale en proie, depuis 1975, à des prétentions hégémoniques présentées sous des oripeaux trompeurs d’une prétendue « libération nationale ».
La même démarche pédagogique aura aussi été privilégiée à Djouba, première escale de cette tournée africaine qui conduira le Roi à Abidjan. Avec le Soudan du Sud, pas moins de 9 accords bilatéraux ont été paraphés sous l’œil vigilant des deux chefs d’Etat conscients des enjeux d’un commerce profitable aux deux pays.

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