Transfert des joueurs sans AG ni blanc-seing : Un mercato souvent interlope…

La FRMF vient de rappeler les clubs à l’ordre. Le recrutement de joueurs est valable uniquement pour les clubs qui en ont le potentiel et qui ont apuré leurs comptes. Or les présidents des clubs persistent et signent et recrutent comme s’il s’agissait de leur propriété privée.

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Transfert des joueurs sans AG ni blanc-seing : Un mercato souvent interlope…

Statutairement, le président d’un club n’est qu’un « coordinateur général » et n’est pas investi de larges pouvoirs comme l’administrateur d’une société. Le président d’une association « Assure l’exécution des décisions de l’assemblée générale et du comité directeur » et « ordonne les dépenses dans la limite du budget annuel adopté par l’Assemblée Générale Ordinaire ».

Et justement, les présidents des clubs recrutent sans avoir le blanc-seing ni du bureau dirigeant ni de l’assemblée générale qui doit adopter le budget prévisionnel avant que le président ne s’engage avec un joueur ou un entraineur. Surtout que plus de 80 p.c des charges sont imputées aux primes de matches et de signature.

La circulaire de la FRMF, datée du 18 juin dernier, n’a rien laissé au hasard et il est clair qu’un nombre important de clubs n’obéissent pas au cahier des charges ? exigé. 

Autre contradiction et non des moindres, aucun club ne dispose de procédures de recrutements qui se font souvent entre le président et l’entraineur. La transparence doit être de mise via la mise en place d’une commission sportive ou technique pour donner son avis sur chaque joueur avant de décider de le recruter. Une commission composée d’orfèvres et non de « béné…voleurs » pour en évaluer la vraie valeur marchande des joueurs. 

Des milliards de centimes sont des dessous-de-table et des primes de signature et des salaires qui échappent au fisc. De quoi prouver que l’on est face à une gouvernance interlope de la chose sportive d’une manière générale et du football en particulier. La FRMF ne peut assainir cette situation. Le régime sociétaire est une alternative pour contribuer à moraliser la situation. Malgré le soutien financier du ministère pour créer les sociétés, le cadre associatif obsolète régit et régente les clubs.  

Les magistrats des cours régionales des comptes doivent épingler la gestion interlope des clubs. C’est le moins qu’on puisse dire. Y en a assez !

 

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