Les trompettes de Trump retentissent à Cleveland: restaurer « l’ordre public »

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La convention républicaine de Cleveland s’est clôturée jeudi sur le très attendu discours du candidat Donald Trump investi pour briguer la Maison Blanche. En une heure de show que le candidat milliardaire a animé, c’est la sécurité des Américains qui a été mise en avant par l’adversaire de H. Clinton. C’est « avec humilité et gratitude » que ce populiste de 70 ans a accepté sa nomination. Un mandat qu’il entend honorer en s’érigeant en défenseur de l’Amérique conservatrice… et des Américains en général. Dans l’Ohio, il s’est avant tout présenté comme le « candidat de l’ordre public ». Après la description d’une « Amérique livrée au chaos et à la violence endémique », le milliardaire a promis une présidence à poigne. « Nous ne pouvons plus nous permettre d’être politiquement correct, je suis votre voix », a-t-il clamé. « La criminalité et la violence qui affligent aujourd’hui notre pays prendront bientôt fin », a ajouté le milliardaire, qui a également promis de vaincre « les barbares du groupe Etat islamique ». Ainsi la « grandeur de l’Amérique », thème majeur de la campagne de Donald Trump, a laissé place à une atmosphère bien plus anxiogène, avec la promesse d’un « retour à l’ordre […] dès le 20 janvier 2017 », date de la prise de fonction du prochain président.
Sur le plan international, Donald Trump ne s’est pas privé de critiquer l’adversaire. « L’Amérique est moins en sécurité, et le monde plus instable, depuis qu’Obama a pris la décision de donner la responsabilité de la politique étrangère américaine à Hillary Clinton », a-t-il ainsi asséné. Reprenant un à un les thèmes d’une campagne qui a pris tout le monde par surprise, il a réaffirmé sa volonté de construire « un grand mur à la frontière [mexicaine, ndlr] pour empêcher l’immigration illégale, les gangs, la violence, et le déversement de drogue dans nos communautés ».
L’homme d’affaires ne s’est pas arrêté à ce seul niveau lui qui prévoit, déjà, la renégociation complète des « horribles accords de libre-échange avec la Chine et de nombreux autres », dont l’Alena, qui unit Etats-Unis, Canada et Mexique, et fut signé en 1993 par Bill Clinton.

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