Tunisie : L’accord de Carthage signe-t-il la fin d’Essid ?

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Grand cérémonial pour la signature de l’accord de Carthage par divers groupes politiques auxquels se sont joints et la centrale syndicale UGTT et le syndicat patronal (UTICA). Objectif : répondre au vœu exprimé par le Président tunisien en faveur d’un gouvernement d’union nationale. Absent de la cérémonie, le chef du gouvernement qui tenait, non loin du palais présidentiel, un conseil de gouvernement. Béji Caid Essebssi était aux anges et il l’a fait savoir. « Je suis de nature optimiste, mais encore plus aujourd’hui, dit-il, même si malheureusement certains s’évertuent à porter atteinte à la stabilité de la Tunisie et à sa sécurité en propageant de fausses nouvelles alléguant la mort de son président. Je ne leur en veux pas, mais je voudrais signaler aux Tunisiens, qu’il y a une association non de malfaiteurs, mais de malfaisants. Le processus démocratique exige un état de droit, et c’est ce qui est visé. La ligne démocratique est aujourd’hui en danger. Le paysage politique compte aujourd’hui 204 partis, 85 journaux, 81 journaux électroniques, 44 stations radio et 16 chaines télé. Cette profusion a brouillé la visibilité du peuple l’installant dans une situation virtuelle ». Pour le chef de l’Etat tunisien, « des garde-fous sont nécessaires. La liberté de la presse n’est pas la liberté de diffamer ! » Avec l’accord de Carthage le sort de Habib Essid est-il pour autant scellé ? Rien ne le laisse supposer, le patron de l’Exécutif ne voulant pas lâcher prise et exprimant le vœu de voir l’Assemblée des représentants du peuple juger de son bilan. Un vote de confiance du Bardo est-elle envisageable ? Là aussi, le flou reste entier, une bonne partie de la classe politique représentée au Parlement voulant tourner la page Essid.

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