Tunisie : Y. Chahed replace la balle au centre

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Après la bénédiction présidentielle, Youssef Chahed, technocrate quadra qui ne fait pas l’unanimité, même s’il n’a aucun passif avec l’ancien système Ben Ali (atout dont l’hôte du Palais Carthage a fait grand cas), dispose de 30 jours pour former son gouvernement. Un « gouvernement d’union nationale » qui hérite de la lourde tâche de remettre la Tunisie sur la voie de la relance économique. Les tractations ne s’avèrent pas aussi aisées même pour ce membre de Nidaa Tounes. L’ingénieur agronome de formation, secrétaire d’État à la Pêche sous le premier gouvernement de Habib Essid et ministre des Collectivités locales avant d’être propulsé à la tête de la Kasbah, a l’avantage d’être l’homme de confiance du Président Essebssi. Il a été désigné à la tête d’une commission chargée de trouver une issue à la bataille qui opposait principalement le secrétaire général de Nidaa Tounès de l’époque, Mohsen Marzouk, au fils du chef de l’État, Hafedh Caïd Essebsi. Mais est-ce suffisant pour remplir le carton alors que le pays vit une crise multidimensionnelle ? Il faut croire que le petit-fils de la première femme tunisienne députée, Radhia Haddad, ne manque pas d’atouts. Youssef Chahed s’est engagé en politique après le soulèvement de 2011, en fondant un petit parti, la Voie du centre. Il a ensuite rejoint une coalition de plusieurs partis avant de participer à la création d’une autre formation, Al Joumhouri. En 2013, il rejoint enfin Nidaa Tounès. Le grand défi auquel il est confronté est de se présenter aux yeux des états-majors politiques comme l’homme du consensus. Il a 30 jours pour convaincre qu’il est capable de mettre la balle au centre de la croissance et de la sécurité…

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